Le cinéma est-il entré dans une nouvelle ère depuis l’arrivée des films en 3D ? Grâce à (ou à cause de) Avatar, de plus en plus de films voient le jour avec le label 3D. Mais concrètement, comment les professionnels font pour réaliser un film en 3D ? Voici quelques explications pour ne plus passer pour un inculte.

La technique de réalisation des films en 3D

Pour réaliser un film en 3D, il faut avant tout comprendre le principe de la vision chez l’Homme. Nous arrivons à percevoir des éléments de manière naturelle. L’oeil droit s’occupe de quelque chose tandis que le gauche s’occupe du reste. L’écart entre les deux yeux nous permet de bien voir les distances entre les objets.

Pour que cet effet naturel soit possible au cinéma, il faut donc rivaliser d’imagination et s’aider également de la technologie. Vous pouvez opter pour une réalisation réelle en 3D en utilisant une caméra qui dispose d’un objectif spécifique capable de synchroniser deux images (celle pour l’œil gauche et celle pour l’œil droit). Vous pouvez également tourner avec deux caméras qui s’occuperont de chaque partie. Un travail est nécessaire en post-production pour obtenir l’effet souhaité.

Autrement, vous pouvez utiliser la technologie pour mettre en relief vos images tournées initialement en motion capture. L’ordinateur s’occupe ensuite de créer les images visibles par chacun des deux yeux. On parle alors d’images de synthèses comme pour Avatar ou d’autres films de la même veine qui ont utilisé ce procédé.

Enfin la dernière technique consiste à tout faire après le tournage grâce à la technologie. Le travail est colossal et le rendu pas toujours satisfaisant.

Comment projeter un film en 3D ?

Pour profiter d’un film en 3D, les salles de cinéma ont dû s’adapter et faire des ajustements. Le spectateur est pour le moment obligé de porter des lunettes pour voir le film en 3D. Vous pouvez toujours essayer sans, mais vous aurez très vite mal aux yeux.

Sur le marché, vous avez actuellement quatre systèmes différents présents dans les salles de cinéma en France : XpanD, Dolby, RealD ou Imax. Attendez-vous ainsi à payer un petit supplément au moment du passage en caisse pour rentabiliser les investissements réalisés. Au passage, évitez de balancer vos lunettes à la sortie du film, vous en aurez besoin pour la prochaine fois.

Crédit photo principale : Wikimedia – NASA Goddard Space Flight Center