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Selon les documents internes en possession du Washington Post, le gouvernement Trump aurait l’intention de privatiser la Station spatiale internationale.

La fin du financement de l’ISS déjà programmée

Chaque année, la Station spatiale internationale coûte environ trois milliards de dollars aux États-Unis. L’administration Trump aurait donc l’intention de stopper le financement de la station dès l’année 2025. L’avenir de l’ISS est en effet assuré jusqu’en 2024. Au-delà de cette date, plus rien n’est certain. La NASA n’aura pas les capacités de financer seule ce projet.

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ISS – Crédit photo : Wikimedia Commons

Sa construction aura duré quatre années, et son exploitation devait durer cinq ans. En 2015, l’agence spatiale américaine et son homologue russe Roscosmos avaient conclu un accord de prolongement de l’exploitation jusqu’en 2024. La NASA pouvait alors s’appuyer sur le financement du gouvernement américain. Seulement, l’administration Trump a jugé ces coûts beaucoup trop importants. Le financement ne sera donc pas reconduit.

Une privatisation possible pour l’ISS

Les documents dont dispose le Washington Post n’évoquent pas l’option de sortie de l’ISS de l’orbite (et la possibilité de la noyer dans l’océan). L’idée serait plutôt un désengagement du projet de la part des États-Unis. Des entreprises privées pourraient alors acquérir l’appareil spatial et réaliser leurs propres projets. Il est précisé que la NASA va développer des partenariats commerciaux et internationaux durant les sept années à venir. Le but étant d’assurer une présence continue en orbite basse.

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ISS – Crédit photo : Wikimedia Commons

Depuis le début de l’exploitation de la station par les agences spatiales russe, américaine, japonaise et européenne, de nombreuses divergences ont émergé. Il serait donc étonnant que des projets communs soient encore d’actualité après 2024. À l’heure actuelle, les États-Unis souhaitent orienter leurs missions spatiales vers Mars, alors que les Russes envisagent un retour sur la Lune. En cinq années, l’ISS a accueilli plus de deux cents personnes de quinze nationalités différentes.

Source :

Clubic