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La Chine affirme que cette nouvelle technologie furtive pourrait déjouer le bouclier antimissile américain Golden Dome

Les chercheurs chinois ont développé un matériau furtif capable de déjouer les systèmes de défense modernes.

Alexis Vernier Par Alexis Vernier
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La Chine affirme que cette nouvelle technologie furtive pourrait déjouer le bouclier antimissile américain Golden Dome
Illustration de la technologie furtive chinoise capable de déjouer les systèmes de défense américains. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • Les chercheurs chinois ont développé un matériau furtif capable de déjouer les systèmes de défense modernes.
  • Ce matériau fonctionne efficacement à des températures élevées, jusqu’à 700 degrés Celsius.
  • Il offre une protection multispectrale contre la détection infrarouge et micro-ondes.
  • Cette innovation pourrait réduire la vulnérabilité face au système de défense Golden Dome américain.

Les avancées technologiques en matière de défense militaire ne cessent de surprendre, et la dernière innovation en date provient de Chine. Un nouveau matériau furtif, capable de déjouer le système de défense antimissile américain proposé par l’administration de Donald Trump, pourrait bien changer la donne. Ce revêtement, conçu pour éviter la détection infrarouge et micro-ondes, se destine à équiper des aéronefs et missiles à grande vitesse. Alors que la compétition technologique entre grandes puissances s’intensifie, cette découverte pourrait offrir un avantage stratégique significatif.

Une innovation venue de Chine

Le matériau furtif révolutionnaire a été développé par une équipe dirigée par le professeur Li Qiang de l’université de Zhejiang à Hangzhou. Ce matériau est conçu pour fonctionner sur plusieurs gammes de détection, y compris les infrarouges à ondes courtes, moyennes et longues, ainsi que les micro-ondes. Ce qui le distingue particulièrement, c’est sa capacité à maintenir ses propriétés de furtivité même à des températures élevées, atteignant jusqu’à 700 degrés Celsius. Cette capacité à supporter des températures extrêmes est essentielle pour les systèmes militaires évoluant dans des environnements à haute température.

Face à l’amélioration continue des technologies de détection, les matériaux furtifs doivent désormais offrir une protection multispectrale, masquant les objets sur les longueurs d’onde allant de la lumière visible aux micro-ondes. Cependant, de nombreux systèmes militaires clés fonctionnent dans des environnements où les températures sont élevées, ce qui pousse les revêtements furtifs à leurs limites.

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Réduction de l’intensité de radiation

Les plateformes militaires sont souvent soumises à des températures élevées en raison de forces externes comme le chauffage aérodynamique, ou de sources internes telles que l’échappement des moteurs produisant une intense radiation infrarouge. Les matériaux furtifs traditionnels peuvent peiner dans ces conditions, la chaleur élevée pouvant compromettre leur efficacité ou même causer des dommages structurels. C’est là que le nouveau matériau furtif intervient, offrant une solution viable.

Pour tester la capacité furtive du matériau, l’équipe l’a comparé à un corps noir, qui absorbe le rayonnement électromagnétique. Chauffé à 700 degrés Celsius, le matériau a montré une température de radiation inférieure de 790 à 510 degrés Fahrenheit à celle du corps noir. Dans la bande infrarouge moyenne (MWIR), l’intensité de radiation était 63,6 % plus faible que celle d’un corps noir, et 37,2 % plus faible dans la bande infrarouge courte (SWIR). En outre, le matériau s’est révélé très efficace pour libérer la chaleur, surpassant les métaux typiques.

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Une technologie qui pourrait surpasser le Golden Dome

Le design innovant de cette substance repose sur une structure composite intégrant des films multicouches avec une métasurface micro-onde. La couche supérieure agit comme une barrière à l’humidité, tandis que la couche inférieure assure une forte adhérence à la surface sous-jacente. De plus, le film multicouche est gravé au laser pour laisser passer les micro-ondes sans affecter ses capacités furtives infrarouges.

Récemment, le président américain Donald Trump a annoncé des plans pour développer le système de défense antimissile ‘Golden Dome’, l’équivalent américain du ‘Dôme de fer’ israélien. Ce système est conçu pour contrer les missiles balistiques, les armes hypersoniques et les missiles de croisière, et inclura apparemment des capteurs de suivi basés dans l’espace. Si le suivi infrarouge s’avère être la méthode principale pour le système Golden Dome, les matériaux offrant une furtivité combinée infrarouge et micro-onde, comme celui développé par l’équipe de Li, pourraient réduire considérablement la probabilité de détection.

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Impact potentiel sur le futur de la défense

Le développement de ce matériau furtif par la Chine représente une avancée majeure dans le domaine de la défense militaire. En offrant une protection accrue contre les systèmes de détection avancés, ce matériau pourrait transformer la manière dont les opérations militaires sont menées à l’avenir. Les implications de cette technologie sont vastes, allant de la protection des aéronefs et missiles à la réduction des risques lors des missions militaires.

Cette innovation souligne également l’importance de la recherche continue et du développement technologique dans le domaine de la défense. Alors que les nations du monde entier cherchent à renforcer leur capacité de défense, des matériaux comme celui-ci pourraient bien jouer un rôle clé dans les stratégies futures. La question demeure : comment les autres puissances mondiales répondront-elles à cette avancée technologique?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Alexis Vernier

Produits, usages et culture numérique

Alexis Vernier

Alexis Vernier a préparé une thèse en physique des matériaux avant de travailler dans la médiation scientifique pour un musée. Il écrit pour TechGuru sur la science, l'intelligence artificielle, la robotique, la culture numérique et le jeu vidéo. Il ne cite une étude qu'après en avoir lu la méthode.