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Microsoft renoue avec l’innovation et lâche une machine à succès : vive Redmond, vive le Surface Studio !

Microsoft n’a de cesse d’explorer les divers types de machines sur lesquels installer son dernier système d’exploitation unifié, Windows 10. Bien parti pour battre de records de téléchargements, l’OS de Redmond a déjà accueilli une mise à jour majeure lui apportant comme consigné ci-après un nombre non négligeable de nouvelles fonctionnalités. Alors que toutes les rumeurs nous le laissaient déjà présager, Microsoft a dévoilé l’an dernier une nouvelle machine, qu’il considère en interne comme l’iMac Killer, en référence à la machine tout-en-un d’Apple.

Lui aussi tout-en-un, le Surface Studio de Microsoft a battu des records de commercialisation durant la période de fin d’année. Histoire pour nous de revenir sur ses principaux arguments de vente, qui, avouons-le, attirent bien plus que ceux des iMac, à la traîne depuis plusieurs années.

Design unique, pas de copie s’il-vous-plait

Microsoft s’est enfin créé une identité de marque. Alors balbutiant entre divers look dans ses multiples versions de système d’exploitation, la firme s’est posée sur le mode tuiles, qu’il compte bien utiliser à outrance, espérons-le cependant, non jusqu’à épuisement ou nausée des consommateurs.

Ceci dit, il est à noter que le Surface Studio est une machine très élégante et réussie. Se présentant sous la forme d’un tout-en-un à la façon iMac d’Apple, la machine de Microsoft propose un design unique qui allie métal et matériaux plus souples à la perfection.

Toujours dans un souci d’originalité, aucun trait du Surface Studio n’a été emprunté à l’iMac. Il est donc unique. Par unique, Microsoft entend un PC sous Windows 10 avec grand écran 28 pouces inclinable grâce à un système de charnières et de bras articulés. Dans la simplicité de son design épuré et carré, se dégage une élégance particulière.

Le Surface Studio n’est pas une bête d’esthétique, il ne propose qu’un panneau frontal sous lequel est logé un écran tactile très lumineux, “l’écran LCD le plus fin jamais conçu” puisque ne mesurant que 12,5 mm, l’essentiel de la boutique tournant sous le capot d’un dock dont les tranches droite et gauche laissent fuir des charnières articulées, assurant la mobilité de l’ensemble.

Le Surface Studio est un outil de travail qui peut être incliné à souhait et s’accorde parfaitement avec des tâches de création artistique. On pourra ainsi disposer l’affichage comme on le souhaite, de la verticale à l’horizontale, il ne porte pas le nom “Studio” par fantaisie. Eux aussi arborant des traits léchés et soignés, les accessoires du Surface Studio, soit son clavier, sa souris, et ce petit dock rond assez intriguant.

Que vaut réellement le Surface Studio sur le papier ?

Surface Studio Microsoft

On ne saurait parler du Surface Studio sous le capot sans commencer par son immense dalle tactile, considérée comme la plus fine dalle LCD jamais conçue. Proposant une diagonale de 28 pouces cet écran de type PixelSense est doté d’une grande surface d’affichage est à même de mobiliser une image de 4500 x 3000 pixels (soit 13,5 millions de pixels). En comparaison, c’est 60% de plus qu’un téléviseur 4K, soit une densité de 192 ppi.

La boutique est animée par un processeur Intel Core i5 ou i7 de 6ème génération, auquel sont greffés 8, 16 ou 32 Go de mémoire vive, à votre guise. Deux capacités de stockage sont disponibles, 1 ou 2 To au format SSD, s’il-vous-plait. L’arsenal proposé par Microsoft est également à la pointe côté graphique (c’est bien le dessein de cet ordinateur, la créativité visuelle), et embarque ainsi une carte graphique dédiée, une Nvidia GeForce GTX 965M avec 2 Go ou GeForce GTX 980M avec 4 Go, c’est vous qui choisissez.

La connectique physique est ici assurée par 4 ports USB 3.0, un Mini DisplayPort, un port Ethernet RJ45 (pour les paranoïaques crispés par le sans-fil), une sortie audio et un lecteur de cartes SD (SDXC). On y retrouve également diverses normes de communication sans-fil, Bluetooth et WiFi en tête.

Du reste, une webcam de 5 millions de pixels compatible avec Windows Hello (déverrouillage par reconnaissance faciale) est de la partie, de même que deux haut-parleurs Audio 2.1 Dolby Audio Premium et des micros intégrés qui permettront d’activer l’assistant Cortana.

Comme sur une tablette Surface, le Surface Pen est de rigueur

Microsoft a eu la bonne idée d’implémenter avec le Surface Studio un écran tactile qui pourra tout à fait être utilisé à la manière d’une tablette ou d’un hybride Surface, avec le Surface Pen. Concrètement, il s’agit d’un concurrent de l’Apple Pencil, proposant diverses options, de la prise de notes manuscrites au dessin artistique sur ordinateur.

Surface Pen, Surface Studio

Cependant, ce dispositif quoique très avancé, est accompagné dans le Surface Studio, par le Surface Dial, un petit dock rond qui intrigue de prime abord.

Surface Dial, la cerise sur le gâteau

Profitant de la compatibilité d’avec le multipoint, le Surface Dial est ce petit accessoire rond, offrant une palettes d’options contenues dans les applications de travail graphique, les rendant plus facilement accessibles, en exemptant l’utilisateur d’aller les chercher dans un menu ou une liste déroulante parfois trop touffue.

Surface Dial, Surface Studio

Le Surface Dial contrôle et interagit avec tout ce qu’il se passe à l’écran. Ce dernier s’accommode également des contextes, et change les options disposées à l’écran en fonction de la tâche que vous effectuez. Si en créant un nouveau graphique par exemple, vous avez besoin d’une palette de couleurs, le Surface Dial vous proposera suite à l’exécution d’une combinaison de déplacements que vous aurez au préalable renseigné, une gamme complète de tons.

Par contre si vous souhaitez juste scruter les détails de l’image, l’accessoire contrôlera tout simplement les effets de rotation d’image et de sélection d’éléments, sans oublier des possibilités de clic et de tap tout en gérant un stylet.

Concrètement, quels usages pour le Surface Studio ?

Compte tenu du positionnement tarifaire de la bête, nul besoin encore de douter qu’il ne se destine point à Monsieur tout le monde. En fait Microsoft avec son Surface Studio, a voulu lancer un nouveau segment de marché, libre maintenant aux concurrents de lancer des dispositifs similaires, afin de proposer des alternatives plus abordables.

Compte tenu de ses divers atouts orientés vers le monde de la création visuelle, le Surface Studio se veut tête de proue d’une industrie nouvelle, où les champs du possible sont encore plus explorés.

Surface Studio en mode tablette

Des ventes mirobolantes en décembre 2016

Malgré un prix assez exorbitant, il semblerait que le marché ait réagit positivement à l’arrivée du Surface Studio, qui s’est vendu à des centaines de milliers d’exemplaires depuis son lancement en octobre dernier. La grille tarifaire se situe ici entre 3000 et 4200 dollars suivant la configuration, bien plus élevée que les produits concurrents du marché.

Alors que certains analystes tablaient sur 15.000 unités, le Surface Studio se serait vendu à raison de 30.000 unités durant le dernier trimestres 2016. Il est toutefois important de noter que ces résultats quoique encourageants, sont anecdotiques face aux 4,1 millions d’iMac écoulés chaque année par Apple.

Cependant, dans un marché en décroissance de 3 à 5% annuellement et dominé par Lenovo, Microsoft pourrait tirer son épingle du jeu, en récupérant quelques parts du gâteau à Cupertino. Ceci d’autant plus que les ordinateurs sont un peu à la traîne chez la Pomme depuis quelques années, et qu’en 2016, l’iMac n’a pas connu de mise à jour.

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