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L’impression tridimensionnelle sollicitée dans de plus en plus de domaines

Certains disaient il y a encore peu que l’impression 3D était avant tout un gadget dont les possibilités étaient limitées. Mais en l’espace de quelques années, l’usage de cette technologie a permis de répondre de façon innovante à plusieurs problématiques que les techniques antérieures ne savaient nullement résoudre.

De la médecine à l’automobile en passant par la construction d’immeuble, l’impression 3D est passée du gadget à l’outil qui pourrait être le symbole d’une nouvelle révolution industrielle et scientifique. Voici quelques exemples de ce que pourrait être le monde de demain.

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1. Une imprimante géante pour construire… des immeubles

Winsun, imprimante 3d, immeuble, Chine

Crédit photo: 3dprint.com

C’est l’objectif pour le moins ambitieux de l’entreprise chinoise WinSun. Un objectif déjà accompli en réalité, car un immeuble de 5 étages a été construit en grande partie à l’aide d’une immense imprimante 3D. La machine, d’une hauteur de 6 mètres, 10 mètres de large et de 40 de long, utilise un mélange de déchets de construction et de ciment en guise de béton, permettant de réduire le coût du matériau.

L’objectif est clair : réduire le temps et le coût de construction d’un immeuble, avec pour argument commercial de poids d’être écologiquement responsable, puisque recyclant des matériaux d’anciennes constructions.

2. Une voiture électrique en deux jours ? C’est possible !

Strati, Local Motors, voiture imprimée 3d

Crédit photo: Local Motors

C’est là l’exploit réalisé par l’entreprise américaine Local Motors, spécialiste de l’impression 3D lors du Salon de l’automobile de Détroit. Sous les yeux des visiteurs, l’impression 3D du modèle phare du constructeur, la Strati, se fait à l’aide de thermoplastique et de fibre de carbone durant 44 heures.

Si pour l’instant la technologie ne permet pas de concevoir les pièces d’un moteur, elle offre néanmoins la possibilité de construire des parties d’une voiture en un bloc telle que la carrosserie. Réalisée en peu de temps, cela implique donc un coût réduit et le matériau offre qui plus est une carrosserie légère. Un argument qui semble séduire les constructeurs automobiles dans la conception de véhicules plus légers, plus économes et aux prix abaissés.

3. Reconstruire le visage d’une personne

Imprimante 3d, visage humain

Crédit photo: ibtimes

L’impression tridimensionnelle n’est pas qu’une affaire de business. Elle peut aussi apporter des réponses à des problèmes médicaux parfois complexes. L’une de ces réponses est notamment la création de prothèses osseuses totalement personnalisées. C’est ce qu’a récemment fait le CHU de Dijon : à l’aide d’une imprimante, l’hôpital a pu créer un modèle de la cavité de l’œil d’un patient, afin d’être utilisé pour la création d’un implant en titane. Le CHU de Besançon réalisa quelques mois plus tôt le même exploit, en recréant une mandibule.

Il y a encore peu de temps, l’impression 3D n’offrait que l’opportunité de concevoir un modèle. Mais les médecins n’excluent pas l’idée d’utiliser des matériaux implantables à l’avenir et de récentes expériences ont pu permettre de créer des prothèses exploitables. Selon eux, l’intérêt d’un tel procédé est de réduire le temps de l’opération en facilitant la pose d’un implant sur mesure, abaissant en conséquence le coût de l’acte chirurgical et diminuant les risques de complications.

4. Des tissus organiques imprimés

Imprimante 3d, tissu peau

Crédit photo: Benzinga

Si les prothèses osseuses imprimées en trois dimensions semblent séduire les médecins, il se pourrait cependant que cela puisse aller plus loin. C’est ce que semble croire les chercheurs anglais de chez PrinterInks et la startup américaine Organovo, désireux de créer ensemble par cette méthode du tissu organique capable d’être utilisé pour le corps humain.

Le procédé s’appuie d’abord sur une culture de cellules souches. Une fois fait, ces cellules sont chargées dans une cartouche pour créer une sorte d’encre biologique. Enfin, l’impression se fait en deux temps : le premier consiste à déposer une couche d’un gel composé essentiellement d’eau en guise d’échafaudage, suivi rapidement du dépôt d’une couche d’encre biologique. Après un temps de repos des tissus, le gel est retiré.

Cela permettrait d’après Organovo de créer un foie de taille moyenne en une dizaine de jours. D’autres chercheurs dans le monde ont également réussi à recréer des oreilles et des vaisseaux sanguins à l’aide de procédés similaires.

Sources : Le Parisien, Les Echos, Le Monde, France TV Info