Wayward Pines, la série glaçante réalisée par M. Night Shyamalan

Basée du livre de Blake Crouch “Pines”, Wayward Pines engendrent beaucoup d’excitation et d’impatience à mesure que le compte à rebours défile. La série débutera le 14 mai sur Fox (Canal + a déjà acheté les droits de rediffusion), adaptée par celui dont le nom sonne déjà comme un titre de thriller, j’ai nommé M. Night Shyamalan. Une chose est sûre, vous ne décrocherez plus jamais le téléphone de la même manière !

L’histoire commence comme un film écrit par Shyamalan lui-même, un agent secret incarné par Matt Dillon est chargé de retrouver deux collègues, mystérieusement disparus. Alors qu’il semble toucher au but, il est victime d’un terrible accident de voiture, lui faisant perdre la trace de ses amis et surtout le plongeant dans un cauchemar, un trou perdu de l’Idaho délicatement appelé Wayward Pines. L’agent secret est alors captif, entouré d’une galerie de personnage, tous plus bizarres les uns que les autres. L’intrigue est lancée, le spectateur captivé, ne reste plus qu’à dérouler un scénario à la hauteur.

https://www.youtube.com/watch?v=_-PiGcU486Q


Bon concept + bon casting = bonne série ?

La liste des navets pouvant faire mentir cette équation sans inconnue est suffisamment longue pour que nous nous intéressions davantage au contenu qu’au contenant, notamment parce Shyamalan est passé maître dans la déception ces dernières années. Pour le moment, vous vous en doutez, il est compliqué de statuer sur l’efficacité de la série et surtout sur la capacité qu’aura le scénario à éviter les redondances et autres effets visuels soporifiques. Les plus débrouillards d’entre vous auront sûrement déjà vu le pilote de la série (Hadopi si tu nous regardes, paix à ton âme !), dévoilé lors du Comic-Con de San Diego, un épisode zéro qui contient les ingrédients de base d’un excellent thriller, que les critiques aiment à appeler psychologique : des rebondissements, une tension palpable est un environnement global qui porte la marque de Mr Sixième Sens.

Côté acteurs, la tendance se confirme un peu plus chaque jour, à savoir que la série télévisée est “the place to be” pour les grands noms d’Hollywood, ou du moins pour ceux que les producteurs ne sentent plus capables de tenir un film sur leurs frêles épaules. Jugez par vous-même : Matt Dillon, Mellisa Leo, Terrence Howard, Juliette Lewis, Toby Jones, des noms qui continuent de scintiller malgré la poussière et les toiles d’araignées qui s’accumulent.

https://www.youtube.com/watch?v=9btf8t6UH2E

Une série qui vaut la peine

Et oui, une série qui mérite le coup d’oeil, même si comme moi vous devez être quelque peu lassé des ratages à répétitions du réalisateur des excellents Sixième Sens, Le Village (ou du moins les 3/4 de ce dernier). Aux vues du pilote, il est clair que le choix de Shyamalan n’est pas anodin, tellement son style semble coller à la perfection avec l’ambiance du livre, un subtil mélange de comédie noire et de suspense. Il est fort probable que le scénario n’arrive pas au petit orteil de séries comme The Wire (Sur Écoute) ou Breaking Bad, mais selon moi l’intrigue principale de la série n’est pas tant l’histoire elle-même, que cette foule de personnages dont la bizarrerie pourrait en détourner plus d’un. En effet le cœur de Wayward Pines (et son succès) tiendra surtout dans la capacité qu’auront les auteurs à nous révéler les explications de ces agissements, des réponses comme une clé de voûte à ce nouvel édifice télévisuel.