Frankie Goes To Hollywood
Relax
Soyez honnêtes, réussir à caser Slayer et Frankie Goes To Hollywood dans le même classement, seul Toolito peut offrir cela. En 1983, date où sort la chanson, la question de l’homosexualité est loin d’être réglée, si bien que les allusions présentes dans la chanson rendent rapidement compliqué le passage du titre à l’antenne. Et comme les anglais sont un poil rebelles, ils ont écouté et massivement acheté le single.
Rage Against The Machine
Killing In The Name
J’ai fait le choix de prendre leur chanson la plus emblématique mais force est de constater que toutes leurs chansons auraient pu apparaitre dans ce classement. Le groupe dénonce le racisme institutionnalisé, la brutalité policière, et cela seulement 6 mois après les violentes émeutes à Los Angeles. C’est un majeur levé contre l’autorité, un pamphlet de 5 minutes, et 17 fois l’insulte « fuck », pour le plus grand plaisir des censeurs.
Cannibal Corpse
Entrails Ripped From A Virgin’s Cunt
Je vous ferai grâce de la traduction de la chanson et peux déjà vous dire que Cannibal Corpse est le grand champion toute catégorie de la défiance vis-à-vis de l’autorité. Outre le titre que l’on peut désigner comme agressif, le groupe a réussi à se forger une carrière sur la publicité négative et la censure. Si vous pensez que c’est surtout stupide, je pense moi qu’il faut beaucoup de courage pour sortir une telle chanson.
The Kingsmen
Louie, Louie
Nous connaissons tous le titre, repris de nombreuses de fois, mais hélas pas toujours à son avantage, et il est difficile d’imaginer en quoi ce titre a pu heurter quelqu’un. En 1955, lorsque The Kingsmen sort Louie, Louie, le groupe est rapidement accusé d’obscénité, le FBI allant jusqu’à enquêter pendant de nombreux mois sur les textes du groupe. La fine fleur de la sécurité américaine a conclu que les textes des chansons étaient incompréhensibles.
XTC
Dear God
La religion est un domaine sensible, je n’apprends rien à personne en disant cela, et XTC en a fait l’expérience avec la chanson Dear God. Le groupe s’adresse directement à Dieu en lui énumérant les souffrances humaines, et en lui montrant la culpabilité de son omnipotence. À chaque phrase le chanteur termine par « I Can’t Believe You », des sentiments ouvertement anti-religion que tous les disquaires n’ont pas su apprécier.







