Les cinq meilleurs films de Terrence Malick

Il fait partie du cercle très fermé des grands réalisateurs contemporains, de ceux capables de réinventer le cinéma à chaque film, sur chaque image, idée, dialogue. Mais contrairement à ses “rivaux” d’Hollywood qui sont devenus des personnalités plus que de simples réalisateurs (Lynch, Scorsese, Allen), Terrence Malick a su conserver un épais mystère autour de sa personnalité et autour de ses films: il dirige tout et tout le monde, si bien que même les acteurs présents dans le scénario ne sont pas certains d’apparaître à l’écran, une fois le film terminé.

Terrence Malick ne compte que 7 films à son actif, tous sont des chefs-d’œuvre si bien qu’en faire ressortir 5 n’a pas été une tâche facile. Voici pour vous une promenade dans l’esprit de Terrence Malick en 5 films :

La Balade Sauvage, 1973

Premier film et premier succès pour Terrence Malick avec La Balade Sauvage, qui est sûrement son film le plus accessible à ce jour, son film qui ressemble le plus à un film “traditionnel”. Pour une première réalisation, Terrence Malick a décidé de se pencher sur une relation entre deux jeunes, une relation qui, heurtée à l’incompréhension, se transforme en une fureur digne des plus grands sociopathes. Ici, il est question de tuer pour tuer, pas de sentiments, pas de justifications, seule la fin justifie les moyens.

The Tree Of Life, 2011

C’est peut-être sa plus grande réalisation, la plus ambitieuse et la plus déconcertante à la fois, Tree Of Life est l’essence même du film de Terrence Malick, contemplatif, sujet à une réflexion intense. Le réalisateur s’attarde d’une manière unique sur les rapports parents-enfants, une relation qu’il met en perspective avec les principes de temps et d’espace: il s’interroge sur cette relation humaine, conflictuelle et effrayante par moment pour la replacer dans le temps immense et sans fin de l’univers, une manière de relativiser ces questions auxquelles nous n’avons pas de réponse.

La Ligne Rouge, 1998

La Ligne Rouge a joué de malchance dès sa sortie, pris dans le flot du succès du Soldat Ryan, peu de gens ont finalement pris la mesure de la beauté de ce film de guerre. La Ligne Rouge surclasse pourtant Le Soldat Ryan dans tous les domaines: le film est une constante méditation sur la tragédie humaine, une contemplation basée sur une intrigue guerrière. Les envolées philosophiques se mêlent habilement aux armes et à la peur, une trame cohérente illuminé par un casting XXL, jugez plutôt: Sean Penn, Adrien Brody, George Clooney, John Cusack, Woody Harrelson, Nick Nolte, Jim Caviezel et bien d’autres.

Les Moissons du Ciel, 1978

C’est avec ce film, qui n’est que la seconde réalisation de Terrence Malick, que nous avons compris que le réalisateur ne serait jamais le plus prolifique: il a passé deux années entières à bidouiller, triturer son film sur ce triangle amoureux impliquant Richard Gere, Brooke Adams et Sam Sheperd. C’est également avec ce film que nous avons compris toute l’importance de l’image aux yeux de Malick, une importance démesurée qui lui fait prendre le pas sur les dialogues: tout est interprétation et nuances, une liberté laissé aux spectateurs afin que nous puissions découvrir le film avec des yeux d’enfants.

Le Nouveau Monde, 2005

En 2005, Terrence Malick se charge de revisiter le mythe de Pocahontas, une relecture de l’histoire entre recherche de vérités et contemplations malickiennes qui met une bonne baffe à la version des studios Disney. Le réalisateur se focalise ici, avec majestuosité, sur la rencontre entre ses tribus indigènes et les Anglais conquérants, et s’interroge sur le ressenti des uns et des autres sur leur découverte respective. Après le visionnage du film, un sentiment perdure et surtout une question reste inévitablement en suspens: que serait-il arrivé si indigènes et colons avaient collaboré en vue d’obtenir un monde meilleur ?

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