Les traitements visant à combattre le virus du SIDA sont de plus en plus perfectionnés. Malheureusement, les effets secondaires sont encore si importants que certaines populations à risque éprouvent des difficultés à suivre un protocole médical de prévention quotidiennement. Cet implant pourrait être un début de solution.

Semblable au mode de fonctionnement des contraceptifs hormonaux

C’est le laboratoire Merck qui est derrière cette innovation technique. L’objectif est d’éviter la prolifération du virus, notamment dans les zones en développement au sein desquelles l’adhésion aux traitements prophylactiques (prophylaxie pré-exposition ou PPrE) est limitée.
Cet implant pourrait empêcher la contraction du virus du SIDA en diffusant continuellement un antiviral puissant dans l’organisme. Le porteur n’aurait plus besoin de prendre un traitement quotidien.

Rappel : en France, le dépistage est rapide, évite la propagation et permet une prise en charge rapide


Selon une étude, sur 427 femmes d’Afrique du Sud et du Zimbabwe, seul un tiers d’entre elles continuait à suivre le traitement. Par ailleurs, seulement 9 % de ces patientes avaient pris assez d’antiviraux pour bénéficier d’une protection correcte.

Un antiviral 10 fois plus efficace

L’implant diffuserait de l’islatravir, un antiviral 10 fois plus puissant que le Truvada® utilisé habituellement. Cette puissance permettrait l’administration de doses bien plus faibles et donc de réduire significativement les effets secondaires. Par ailleurs, il semblerait que cette substance dispose d’une espérance de vie intéressante dans l’organisme (cinq jours).
Avec un implant, les patients pourraient bénéficier d’une protection antivirale largement efficace sur une année complète.

Une technique déjà source d’inquiétude

Les expériences de l’implant Merck ne sont pas encore nombreuses. Quelques années se passeront avant que ce dernier ne se retrouve sur le marché. Cependant, il a déjà été testé sur 16 volontaires pendant 12 semaines et les résultats semblent largement concluants. En outre, l’implant de 4 cm peut-être retiré à tout moment sur demande du patient. D’autres essais cliniques seront organisés dans les mois à venir.

Néanmoins, malgré des avantages évidents, certaines associations évoquent un effet indésirable possible : l’abandon du port du préservatif par négligence. Cette contraception reste nécessaire à la protection contre toutes les autres maladies sexuellement transmissibles. Il est possible que l’implant pousse les patients à ne plus les utiliser. Par ailleurs, la question du prix inquiète aussi ces mêmes associations. Le laboratoire ne s’est pas encore exprimé sur le sujet.

Source : FuturaSciences

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