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La Chine dépasse les États-Unis et l’Europe dans l’énergie propre : 450 milliards pour le solaire, l’Afrique oubliée

La Chine surpasse les États-Unis et l’Union européenne en matière d’investissement énergétique, avec une attention particulière sur les technologies propres.

Alexis Vernier Par Alexis Vernier
4 min de lecture
La Chine dépasse les États-Unis et l’Europe dans l’énergie propre : 450 milliards pour le solaire, l’Afrique oubliée
Illustration de l'investissement massif de la Chine dans les énergies renouvelables. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • La Chine surpasse les États-Unis et l’Union européenne en matière d’investissement énergétique, avec une attention particulière sur les technologies propres.
  • L’énergie solaire domine les investissements mondiaux, prévue à 450 milliards d’euros, soulignant le rôle central des énergies renouvelables.
  • Les infrastructures de réseau peinent à suivre la transition énergétique, risquant de compromettre la sécurité électrique.
  • L’Afrique, malgré sa forte population, n’attire que 2 % des investissements dans les énergies propres, montrant une disparité préoccupante.

L’investissement mondial dans l’énergie est en passe d’atteindre un record historique de 3,3 billions d’euros d’ici 2025, selon le dernier rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Alors que le monde fait face à des turbulences économiques et à des risques géopolitiques croissants, une part importante de cet investissement, environ 2,2 billions d’euros, est destinée aux technologies propres. Cela inclut les énergies renouvelables, le nucléaire, les réseaux électriques, le stockage par batteries, les carburants à faibles émissions, l’efficacité énergétique et l’électrification. Ces secteurs reçoivent le double des investissements par rapport aux combustibles fossiles. Cette dynamique témoigne d’une volonté globale de renforcer la sécurité énergétique et de s’adapter aux futurs chocs du secteur.

La Chine en tête de l’investissement énergétique mondial

La Chine a consolidé sa position en tant que premier investisseur mondial dans le secteur de l’énergie, dépensant presque autant que les États-Unis et l’Union européenne réunis. En 2015, elle dépassait à peine les États-Unis. Aujourd’hui, elle les distance largement, surtout dans le domaine de l’énergie propre. Au cours de la dernière décennie, la Chine a augmenté sa part de l’investissement mondial dans les énergies propres de 25 % à près de 33 %, grâce à des dépenses massives dans le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité, le nucléaire, les véhicules électriques et les batteries. Cette avancée souligne l’engagement de la Chine envers un avenir énergétique durable. Alors que le pays continue de mener la danse dans le domaine des technologies propres, il est clair que son influence croissante façonne le paysage énergétique mondial.

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Le solaire et les batteries à l’avant-garde

Le solaire continue de dominer le secteur des technologies énergétiques à l’échelle mondiale, avec un investissement prévu de 450 milliards d’euros cette année. Les installations solaires, qu’elles soient sur les toits ou à grande échelle, sont en plein essor. En parallèle, le stockage par batteries connaît également une forte croissance, avec des investissements projetés à 65 milliards d’euros d’ici 2025. Le nucléaire connaît aussi une tendance à la hausse, avec des flux de capitaux augmentant de 50 % en cinq ans pour atteindre environ 75 milliards d’euros. Cet engouement pour les technologies de stockage et de production d’énergie renouvelable reflète une transition vers une énergie plus propre et plus durable. Cependant, il est crucial que les investissements dans les infrastructures de réseau suivent le rythme pour garantir la sécurité de l’approvisionnement électrique.

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Les défis des infrastructures électriques

Alors que l’investissement dans l’électricité dépasse désormais celui dans les combustibles fossiles, les infrastructures de réseau ne suivent pas le rythme. Avec 400 milliards d’euros investis annuellement dans les réseaux, il est évident que ce secteur est à la traîne par rapport à la génération d’énergie et à l’électrification. L’AIE met en garde contre le risque pour la sécurité électrique si les investissements dans les réseaux ne s’accélèrent pas. Les goulets d’étranglement, tels que les retards de permis et les chaînes d’approvisionnement tendues pour les câbles et les transformateurs, ralentissent les progrès. Il est impératif que ces obstacles soient surmontés pour que la transition énergétique soit réussie. Sans une amélioration significative des infrastructures, les objectifs climatiques et d’accès à l’énergie pourraient être compromis.

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L’Afrique, grande oubliée de l’investissement énergétique

Malgré le fait que l’Afrique représente 20 % de la population mondiale, elle n’attire que 2 % des investissements mondiaux dans les énergies propres. Au cours de la dernière décennie, l’investissement énergétique global sur le continent a chuté d’un tiers. L’AIE souligne la nécessité d’une augmentation rapide du financement public pour débloquer le capital privé et combler le fossé dans les économies en développement. Cette disparité dans l’investissement est préoccupante, car elle pourrait exacerber les inégalités et entraver le développement économique durable en Afrique. Comment le monde peut-il garantir que l’Afrique ne soit pas laissée pour compte dans cette transition énergétique mondiale ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Alexis Vernier

Produits, usages et culture numérique

Alexis Vernier

Alexis Vernier a préparé une thèse en physique des matériaux avant de travailler dans la médiation scientifique pour un musée. Il écrit pour TechGuru sur la science, l'intelligence artificielle, la robotique, la culture numérique et le jeu vidéo. Il ne cite une étude qu'après en avoir lu la méthode.