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Les États-Unis révolutionnent le nucléaire : impression 3D haute précision pour les composants des réacteurs de 4e génération

La construction nucléaire évolue rapidement grâce aux avancées technologiques.

Alexis Vernier Par Alexis Vernier
4 min de lecture
Les États-Unis révolutionnent le nucléaire : impression 3D haute précision pour les composants des réacteurs de 4e génération
Illustration de l'utilisation de l'impression 3D pour la construction du réacteur nucléaire Hermes, générée par intelligence artificielle.

En bref

  • L’impression 3D est utilisée pour créer des moules personnalisés en polymère pour le projet de réacteur Hermes.
  • Cette technique remplace les méthodes traditionnelles en acier ou en bois, réduisant les coûts et le temps de construction.
  • Le projet fait partie de l’initiative Moonshot SM2ART, visant à intégrer des techniques de fabrication intelligentes et durables.
  • L’adoption de l’impression 3D dans le nucléaire stimule l’innovation et ouvre de nouvelles perspectives pour l’industrie énergétique mondiale.

La construction nucléaire évolue rapidement grâce aux avancées technologiques. L’utilisation de l’impression 3D pour créer des composants de réacteurs avancés marque un tournant important pour l’industrie. Le projet Janus, une démonstration de blindage, illustre cette innovation en cours. Ce projet se déroule sur le campus de Kairos Power à Oak Ridge, dans le Tennessee. Grâce à des moules en polymère imprimés en 3D, Kairos Power met en place les fondations du réacteur de démonstration à faible puissance Hermes, le premier du genre à obtenir un permis de construction de la Commission de réglementation nucléaire des États-Unis. Comment ces nouvelles méthodes vont-elles transformer l’avenir de la construction nucléaire ?

Construire les composants du réacteur Hermes

Les formes imprimées en 3D utilisées dans le cadre de la démonstration de blindage Janus sont essentielles pour la construction du réacteur Hermes. Ce projet précurseur met l’accent sur le développement d’un bioshield, une structure en béton épaisse autour du réacteur nucléaire destinée à absorber les radiations et protéger les travailleurs. Chaque section du bioshield mesure environ trois mètres sur trois mètres et est empilée sur trois unités pour former une colonne robuste. Cette méthode novatrice, supervisée par Ryan Dehoff, directeur de la MDF, illustre une nouvelle approche de la construction nucléaire. En combinant les capacités nationales du laboratoire avec l’héritage de la MDF, l’objectif est d’accélérer la commercialisation de l’énergie nucléaire nouvelle génération.

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Alternative aux formes traditionnelles en acier ou en bois

La technique d’impression 3D se positionne comme une alternative innovante aux formes traditionnelles en acier ou en bois, souvent coûteuses et longues à concevoir pour des formes complexes. L’approche de fabrication additive permet une construction « cast-in-place » pour des géométries uniques. Le défi technique principal résidait dans la nécessité de garantir l’intégrité structurelle des formes face à la pression élevée du béton humide, tout en maintenant une précision géométrique. Ahmed Hassen, leader du groupe d’innovation en composites à l’ORNL, a souligné l’importance de nouvelles stratégies de conception et d’impression pour ces applications structurelles. Selon Edward Blandford de Kairos Power, tester les moules sur des colonnes de démonstration permet d’affiner les méthodes et de réduire les risques liés à la technique avant son application à l’installation principale d’Hermes.

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Partie du projet Moonshot SM2ART

L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet Moonshot SM2ART, un programme pluriannuel financé par le DOE et dirigé par la MDF et l’Université du Maine. Au cours des 18 prochains mois, ce projet soutiendra les initiatives de construction de Kairos Power, visant à inclure la production à grande échelle de formes pour le blindage contre les radiations et les enceintes de bâtiments réacteurs. L’intégration de techniques de fabrication intelligentes, de jumeaux numériques et de contrôles qualité basés sur les données est également au programme. Le projet ambitionne de développer des matières premières biocomposites imprimables à partir de résidus de bois, avec un objectif de réduction des coûts matériels de 75 %. Ce mouvement vers une fabrication plus durable et rentable pourrait transformer l’industrie nucléaire mondiale.

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L’adoption croissante de l’impression 3D dans le nucléaire

La technologie d’impression 3D gagne en popularité dans le secteur de l’énergie nucléaire. Des pays comme le Royaume-Uni, avec son Atomic Energy Authority, ont également investi dans des machines d’impression 3D avancées pour produire des composants destinés aux futurs réacteurs à fusion. Cette adoption croissante témoigne de la confiance accrue dans les technologies de fabrication additive pour des applications critiques et complexes. Elle ouvre la voie à des innovations potentielles dans le design et la construction des infrastructures nucléaires de demain. Les avancées actuelles posent la question : comment l’industrie nucléaire continuera-t-elle à intégrer ces technologies pour répondre aux défis énergétiques mondiaux ?

Alors que l’impression 3D continue de transformer le paysage de la construction nucléaire, les défis et les opportunités se multiplient. L’innovation constante dans ce domaine pourrait bien redéfinir les normes de sécurité, d’efficacité et de durabilité pour les décennies à venir. Quelles seront les prochaines étapes pour ces technologies dans le domaine de l’énergie et comment pourraient-elles influencer d’autres secteurs industriels ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Alexis Vernier

Produits, usages et culture numérique

Alexis Vernier

Alexis Vernier a préparé une thèse en physique des matériaux avant de travailler dans la médiation scientifique pour un musée. Il écrit pour TechGuru sur la science, l'intelligence artificielle, la robotique, la culture numérique et le jeu vidéo. Il ne cite une étude qu'après en avoir lu la méthode.