PARTAGER

Le nitinol, un alliage à mémoire de forme

Les alliages à mémoire de forme peuvent être fabriqués à partir de trois combinaisons différentes : un alliage de cuivre-aluminium-nickel, un alliage nickel-titane, ou moins fréquemment, un alliage de zinc, de cuivre, d’or et de fer. L’alliage utilisé dans la vidéo ci-dessus est un alliage nickel-titane, qui est produit commercialement et vendu sous le nom de Nitinol. Sa composition lui assure une super-élasticité, de 10 à 30 fois supérieure à celle des autres métaux, mais aussi la mémoire de forme.

Le Nitinol a été découvert en 1959 par William Buehler, un scientifique du Naval Ordnance Laboratory, alors qu’il cherchait des matériaux qui pouvaient être utilisés comme outils pour le démantèlement des mines magnétiques. Le Nitinol ne fut pas une grande aide à cet égard, mais il est à présent largement utilisé dans la technologie médicale, plus spécifiquement dans le domaine du dispositif médical. L’alliage permet notamment de mettre en oeuvre des dispositifs qui maintiennent la circulation sanguine dans une artère par exemple, des implants qui restituent la fonction initiale d’une valve cardiaque défaillante, ou encore des dispositifs d’extraction qui retirent les caillots sanguins potentiellement mortels au plus profond du cerveau.

Les alliages à mémoire de forme tels que le Nitinol peuvent être constitués de l’une des deux structures cristallines différentes (martensitique et austénitique), selon une certaine température très importante, connue sous le nom de « température de transformation ». Si l’alliage est au-dessous de cette température, les atomes sont organisés de façon à lui permettre d’être plié dans toutes les formes très facilement. Mais une fois que le métal est chauffé au-delà de sa température de transformation qui, pour un morceau de fil de Nitinol sera entre 65 et 80°C, il retrouve automatiquement sa forme originale.

Voici une autre vidéo où l’on voit un fil de nitinol retrouver sa forme initiale :