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Les cinq meilleurs films de François Truffaut

C’est l’un des monstres sacrés du cinéma français, la tête de proue, avec son ami Godard, de la fameuse Nouvelle Vague, un cinéma ambitieux, esthétique et novateur, qui posa les fondements d’un réalisme poétique. Truffaut commença très jeune, et que dire du talent du réalisateur dont les trois premiers films sont trois pièces maîtresses de l’œuvre de Truffaut, des films uniques qui condensent habilement humour, exubérance, et surtout un amour inconsidéré pour le cinéma. Toolito vous propose aujourd’hui de (re)découvrir l’œuvre d’un génie, à travers cinq de ses plus grandes réalisations.

Jules et Jim, 1962


C’est le chef-d’œuvre absolu de François Truffaut, une histoire d’amour et d’amitié captivante entre Jules, Jim et Catherine. Le film se déroule avant/pendant/après la Première Guerre Mondiale, et l’histoire de ses protagonistes permet à Truffaut de critiquer vivement la guerre, à l’instar d’un Renoir et « La Grande Illusion ». Une situation qui pousse petit à petit nos héros vers une merveilleuse tragédie.

Les Quatre Cents Coups, 1959


C’est son premier film, il n’est alors âgé que de 27 ans, mais déjà le style si particulier, les techniques innovantes sont au cœur de la réalisation. Ce film définit d’une certaine manière les contours de ce que nous connaissons sous le terme de Nouvelle Vague. Basé sur sa propre enfance, Les Quatre Cents Coups marque une transition dans sa carrière : le critique virulent des Cahiers du Cinéma est désormais passé de l’autre côté du miroir.

Baisers Volés, 1968


Avec ce film Truffaut a ressenti le besoin de revisiter son propre travail, en entraînant son personnage principal, le récurrent Antoine Doinel, dans une série de mésaventures qui prêtent à sourire. Ayant laissé son honneur et sa fierté à l’Armée, Antoine retourne sur Paris et offre aux spectateurs une série d’émotions sans pareil. Baisers Volés est un film plein de charme, qui oscille toujours entre la comédie romantique et la confrontation dramatique.

Tirez Sur Le Pianiste, 1960


Comme souvent chez Truffaut, comédie et tragédie se font les yeux doux dans cet éloquent hommage au film noir. Charles Aznavour joue le rôle principal, celui d’un pianiste usé jusqu’à la moelle, qui sera forcé d’affronter son passé et cette fameuse nuit où son frère mafieux vient lui demander de l’aide. C’est le film le plus Nouvelle Vague de Truffaut, et aussi celui qui inspira le plus ses successeurs.

La Nuit Américaine, 1973


Ce film est tout bonnement sensationnel, le meilleur film jamais réalisé sur la folie du business qui entoure l’industrie cinématographique. Truffaut joue un rôle de réalisateur à moitié sourd, perdu dans les écueils des coulisses, entre déception, frustration et triomphe. La Nuit Américaine est une satire sur l’insécurité et le côté superficiel qui englobe la réalisation d’un film. Ce nouveau brûlot signé Truffaut est exceptionnel à plus d’un titre, preuve en est cet Oscar du meilleur film étranger.

Crédit photo principale : Jean-Pierre Léaud dans Les Quatre Cents Coups (via Arte)