Les cinq meilleurs films de David Cronenberg

David Cronenberg n’est pas un réalisateur comme les autres. Souvent catalogué comme un réalisateur de films d’horreur, les limites de sa création sont bien plus vastes, en témoigne sa filmographie qui passe en revue à peu près tous les genres existants. Le petit truc en plus de Cronenberg est son imagination ainsi que sa connaissance de l’être humain: lui qui est passé maître dans l’art d’adapter des livres réputés “inadaptables”, se fait un malin plaisir à décortiquer ces choses qui nous aliènent au quotidien, ou qui nous rendent incontrôlables. De ce fait, le sexe, la violence, les addictions, et plus généralement, le corps humain sont les véritables piliers de sa création, piliers que Toolito vous propose de (re)découvrir à travers les cinq films les plus marquants de David Cronenberg.

A History of Violence, 2005

Tout est absolument parfait dans ce film, la performance des acteurs (Viggo Mortensen prouve là qu’il fait partie des grands du cinéma), la réalisation, le scénario. A History of Violence nous rapproche de cette violence quotidienne, une violence incontrôlable et chaotique qui finit toujours par blesser quelqu’un. Et toujours cette fascination pour le sexe, son côté violent et dominateur, pour asseoir l’idée d’une violence totale, omniprésente.


La Mouche, 1986

Remake d’un film de monstre datant de 1958, La Mouche est peut-être son film le plus connu, ici en France. Le film est souvent considéré comme une allégorie de la maladie du Sida, mais il s’agit avant tout de parler des addictions et de leurs conséquences. Un scientifique un peu fou, mélange accidentellement son sang avec celui d’une mouche, ce qui provoque une mutation de son corps et de son comportement; c’est la petite-amie qui va être contente !

Crash, 1996

David Cronenberg a frappé très fort en 1996 avec Crash, qui deviendra son film le plus célèbre, ne serait-ce car il fut interdit dans de nombreux pays pour ses scènes de sexe poussées et quelque peu voyeuristes. Le réalisateur canadien nous offre un parallèle étonnant entre les accidents de voitures et le sexe, chacune de ces situations permettant au corps humain de se rapprocher d’une expérience de mort. D’ailleurs certaines scènes de sexe se passent entre morts…

Vidéodrome, 1983

C’est le chef-d’œuvre incontesté et incontestable de Cronenberg, un petit bijou qui s’installe de suite parmi les meilleurs films de science-fiction. Vidéodrome traite de l’absurdité de la télévision, cette course permanente aux programmes trash et indécents, le tout avec l’unique objectif de gagner des parts d’audience. Cronenberg s’attache surtout à décrire les effets que ce déluge de violence et de sexe ont sur nous, simples spectateurs lambdas.

A Dangerous Method, 2011

C’est sa dernière réalisation marquante, un film qui n’est pas vraiment du 100% Cronenberg, mais qui a le mérite de continuer cette exploration du sexe et de son pouvoir. A Dangerous Method est un biopic qui se focalise sur les deux brillants psychanalystes, Freud et Jung, et sur leurs théories naissantes. La sexualité est le thème central du film, un thème développé autour de Freud et Jung, et leur relation particulière avec une patiente, Sabina Spielrein.

Crédit photo principale : Flickr – Canadian Film Centre