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Non content de surfer sur une nette vague de succès grâce à ses smartphones à prix agressifs, Xiaomi compte bien se lancer dans le secteur des ordinateurs portables dès l’an prochain.

Pourquoi se contenter de fabriquer des smartphones lorsque le marché du PC est en déclin et que de nombreuses marques désertent ce secteur ? Xiaomi compte bien profiter de la situation actuelle pour proposer des machines de bonnes factures, mais pas au détriment de la performance.

Des composants datant de 2013, mais toujours aussi puissants

Le titre de cette partie pourrait très bien en rebuter quelques uns, mais avant de fermer l’onglet de votre navigateur, visualisez juste une seconde: un ordinateur portable tout fait de métal basé sur une structure unibloc (merci Apple) et tournant sous un système d’exploitation libre, actionnant des composants puissants et cerise sur le gâteau, un petit prix ! C’est ce que Xiaomi proposera dès avril 2016 avec son premier laptop officiel.

Pour aboutir à cette fiche technique, la firme chinoise compte miser cette fois-ci non plus sur la réduction des marges, mais plutôt sur des anciens composants, parfois datant de deux ans (trois d’ici deux semaines). Ainsi, les processeurs équipant les machines de ces PC seront des Intel mais pas n’importe lesquels, puisqu’il s’agira des Core i7 de quatrième génération, rien de mieux que les plus puissants de 2013 et même 2014, puisque la cinquième génération sortie en 2014 n’apportait guère plus qu’une gravure plus fine.

À ce CPU, la marque associera 8 Go de mémoire vive DDR4 et une carte graphique Nvidia GeForce GTX 760M. Cette dernière datant elle aussi de 2013, mais pas peu performante. Du reste, la quasi totalité des autres composants seraient récents, et les machines seraient pourvues de batteries très performantes, se rapprochant de ce que propose Apple sur ses MacBook.

Si pour les amoureux de puissance de telles configurations se révèlent scandaleuses, pour le commun des mortels cela suffira très largement à effectuer les tâches informatiques quotidiennes et au-delà, puisque les GPU Nvidia sont réputés pour leurs performances chèrement appréciées pour le traitement graphique tant sur ordinateur de bureau que sur portable.

Linux au secours de la facture

Toujours dans un souci de réduction des coûts de fabrication, Xiaomi a décidé de s’en remettre exclusivement aux systèmes libres, tels que Linux. Au final c’est l’acheteur final qui en sort bénéfique, puisque pour la configuration annoncée, il faudra débourser environ 425 euros, sans import, puisque la firme compte déployer prochainement officiellement ses activités sur le Vieux Continent, à l’image de ce qu’elle a fait dernièrement avec sa caméra Yi lancée Outre-Atlantique.

Crédit photo principale : Techaeris