Alléger la taille des films et séries sans altérer leur qualité finale ? C’est le défi fou que Netflix s’apprête à relever.

Imposé en l’espace d’une année comme l’incontournable de la VOD en France et même dans pas mal d’autres pays à travers le monde, Netflix ne cesse de diversifier ses tentacules, et fonctionnalités. Converti en producteur de séries à succès parmi lesquelles House of Cards, dont la saison 4 annoncée ce matin vous sera introduite au sein d’un prochain billet, Netflix prévoit désormais de réduire la taille de ses films et séries, tout en conservant une qualité optimale.

De la 4K à poids plume

Fort de ses dizaines de millions d’utilisateurs à travers le monde, Netflix se réinvente un peu plus à la moindre occasion et à l’heure où les vidéos très haute définition envahissent nos écrans, la firme décide de faire de la place pour aider les portefeuilles des utilisateurs.

En effet, les films en 4K mobilisent une grande partie de la bande passante lors de leur téléchargement ou visionnage. Pour palier à ce problème, Netflix conduit des tests depuis 2011, et les résultats pourraient être exploités prochainement. La nouvelle solution allège la bande passante utilisée de quasiment 20%, sans pour autant altérer la qualité de la vidéo. Cette manœuvre est doublement bénéfique, puisqu’elle soulage d’une part les serveurs de Netflix, et d’autres parts diminue la quantité de données consommées par les utilisateurs qui passent par leur smartphone pour visionner leurs films et séries préférés.


Dans la pratique ça donne quoi ?

De manière concrète, chaque film ou série aura un traitement à part. En effet, si My Little Pony sera par exemple diffusé en 1080p avec un débit de 1,5 Mb/s, ce sera moins lourd qu’actuellement. Plus spécifiquement, dans le cas de la série Orange Is The New Black diffusée elle aussi en 1080p à un débit de 5,8 Mb/s actuellement, après la mise à jour du catalogue ce taux d’échantillonnage sera de 4,6 Mb/s, sans pour autant que la qualité recule grâce à l’optimisation prévue par Netflix.

La tâche s’avère ardue, et Netflix espère réussir à ré-encoder l’intégralité de son catalogue d’ici la fin du premier semestre 2016.