Nouvelles technologies riment avec nouvelles maladies: de nombreuses personnes sont aujourd’hui atteintes de nomophobie.

Ah le téléphone portable ! Outil majeur de communication au XXIème siècle, il s’avère que les utilisateurs en sont vite devenus accros. Qui n’a jamais eu peur d’avoir perdu son téléphone ou que votre batterie soit faible ? Qui ne l’a jamais utilisé dans les transports en commun, dans les salles d’attente, en soirée, ou même lors d’un repas ?

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Une étude réalisée en 2015, intitulée “The Impact of iPhone Separation on Cognition, Emotion and Physiology” (“L’impact de la séparation d’avec son mobile sur la cognition, l’émotion et la physiologie”) a été menée pour comprendre la nouvelle névrose de notre époque.

Née de la contraction de “no mobile phobia”, la nomophobie est un terme relativement récent qui désigne la phobie de ne pas avoir son téléphone portable à portée de main. Les personnes souffrant de nomophobie ont de réels symptômes quand ils sont séparés de leur smartphone comme le stress, ou les crises de colère.


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Crédit photo: Pixabay – FIRST online

Cette technologie serait comme notre “cordon ombilical”, indispensable dans notre quotidien pour évoluer dans le monde social : le téléphone est devenu “une extension de nous-même”. Accès rapide aux réseaux sociaux, aux informations, à notre carnet d’adresses… autant d’actes que l’on réalise et qui nous rassurent.

L’institut de sondage YouGov au Royaume-Uni a constaté que 53 % des utilisateurs de téléphones mobiles montrent des symptômes d’anxiété quand ils perdent leur téléphone, l’oublient, n’ont pas de couverture réseau ou n’ont plus de batterie. 55 % des sondés révélaient avoir besoin de garder le contact avec leur famille ou leurs amis à tout moment. Et 10 % affirmaient avoir besoin d’être joignables à tout moment pour leur travail.

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