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Légère, rapide et efficace, la ForceWheel est une assistance électrique innovante pour fauteuil manuel.

Originaire des Pays-Bas, Mathieu Rietman imagine en 2012 la ForceWheel avec sa société Atinnov, une petite roue équipée d’une batterie et d’un régulateur de vitesse pour permettre aux personnes à mobilité réduite de se déplacer plus facilement. “Je travaille dans un centre de rééducation en Bretagne, et des patients dont je m’occupe m’ont demandé de créer un produit pour faire du basket en fauteuil, c’est comme ça qu’est née la ForceWheel.”

Pensée pour des utilisateurs actifs avec une maîtrise totale de leurs bras, cette petite roue d’environs 5 kilos est très pratique. Adaptable sur les fauteuils roulants à châssis fixes (non pliants), elle s’installe en deux minutes et permet à l’utilisateur de ne plus avoir à faire d’efforts pour se déplacer.

Un système innovant

Grâce à la ForceWheel, un fauteuil manuel basique se transforme en quelques minutes en fauteuil électrique performant. Principal avantage, l’utilisateur pourra toujours se déplacer manuellement en cas de panne de batterie. Beaucoup plus léger qu’un fauteuil électrique, ce ne sont que 5 kilos qui s’ajoutent au poids du fauteuil. Un gain de poids impressionnant puisque un fauteuil électrique peut peser plus de 100 kilos.

Initialement créé pour faire du basket fauteuil, la ForceWheel est plus rapide que ses concurrentes. Pouvant être utilisée dans la vie de tous les jours comme pour faire du sport, sa vitesse constitue la principale innovation du système. Aussi, grâce au régulateur, la vitesse est choisie par l’utilisateur. Comme l’explique Mathieu Rietman, “avec la Smartdrive, – la principale concurrente – la vitesse dépend de capteurs, une technologie plus complexe, moins intuitive et plus difficile à réparer”. Plus robuste, le système peut tourner à 360° pour permettre une mobilité totale du fauteuil.

L’assistance électrique la moins cher du marché

Alors que le secteur de l’handicap est habituellement très lucratif, Mathieu Rietman n’est pas dans cette logique. “Je veux que mon prix soit le plus bas possible et convienne le mieux au client, je ne suis pas là pour faire du fric”. Il poursuit: “J’améliore en permanence le produit en fonction des retours des clients, on ne peut jamais vraiment dire quand un produit est terminé, il faut toujours qu’il soit plus écologique, de meilleur qualité, moins cher, plus facile à réparer…”

Forcewheel, fauteuil

Crédit photo: Mathieu Rietman

Sa principale concurrente, la Smartdrive, coûte 6000 euros, soit le prix d’une bonne voiture d’occasion. Pourtant, la ForceWheel est vendue 2400 euros. “Je n’ai pas de webmaster ni d’expert comptable. Mon atelier ne me coûte pas cher car je n’y ai ni l’eau ni l’électricité, je suis un SBF, sans bureau fixe. Je veux faire plus avec moins !” Garantie deux ans, la ForceWheel est l’assistance électrique la plus rapide et la moins cher du marché.

Fabriqué à partir de produits standards, déjà testés dans l’environnement de l’automobile, les composants de la ForceWheel sont réparables facilement. “La roue se trouve dans les magasins pour 8 euros, la housse de la batterie est une housse de caméra.”.

Plus d’autonomie pour les personnes en fauteuil

Alors que se déplacer en fauteuil peut vite être fatiguant et causer de graves problèmes d’épaules, la Forcewheel apporte un confort pour l’utilisateur. Comme l’explique son créateur, “la Forcewheel est comme un vélo électrique. Sans assistance, la personne pourra se déplacer mais avec un peu d’aide elle sera moins fatiguée, pourra aller plus loin dans ses déplacements, monter des côtes sans efforts, suivre ses amis et être plus autonome puisqu’elle n’aura plus besoin d’être poussée.” Egalement transportable en avion, la ForceWheel permet aux personnes en fauteuil de partir en voyage. Seul bémol, la roue est difficilement utilisable sur certaines surfaces comme des graviers.

Une petite pente, à l'aise !

Posté par ForceWheel sur dimanche 15 novembre 2015

L’humain avant tout

“Je fais mon travail pour rendre les personnes indépendantes mais surtout pour la dimension humaine, pour le contact humain”.

Toujours tourné vers le client, Mathieu Rietman est très attentif aux besoins et aux retours des personnes en fauteuil. Pour preuve, les essais de produits – indispensables avant l’achat d’un fauteuil ou d’un système électrique – sont de trois semaines ou plus, pour pouvoir être testés dans toutes les situations. Il conclut: “je veux rester libre dans ma façon de produire. Je n’ai pas de patron ou de conseillé bancaire qui attendent un retour sur investissement. Certes, je vais doucement, mais je préfère faire un produit de qualité qui convienne au client plutôt que de le bâcler.”

Crédit photo principale : Mathieu Rietman