Même pas encore disponible dans les rayons des boutiques spécialisées qu’Apple essuie une rupture de stock sans précédent de ses smartphones de l’année.

Apple joue son va tout cette année avec l’iPhone 7, son nouveau smartphone. La marque californienne depuis bientôt une année s’en sort très mal, vend moins de smartphones, voit son chiffre d’affaire fondre comme la neige sous la chaleur du soleil à chaque trimestre, ses clients qui fuient se consoler dans les bras de la concurrence… Et ce marasme n’a pas pu trouver solution en l’iPhone SE, prédit comme le sauveur d’entrée-de-gamme venu pour le salut de la Pomme. Déjà presque trois semaines que l’iPhone 7 et son acolyte le 7 Plus ont été officiellement dévoilés par Apple, et alors que le disponibilité avait été fixée au 16 septembre, les deux terminaux demeurent aux abonnés absents.

Non pas que la firme ait repoussé la disponibilité de ses deux smartphones, mais elle essuie une inhabituelle rupture de stock de ceux-ci. Nous nous sommes donc interrogés : est-ce une véritable rupture de stock ? Ou un petit jeu d’Apple pour faire croire en de bonnes perspectives pour son nouveau smartphone ?

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Un smartphone peu innovant

Comme le moulin des rumeurs l’avait prédit, l’iPhone 7 n’apporte que peu de révolution par rapport au 6S sorti en 2015. Design quasi identique à quelques détails près, processeur à peine plus puissant et logé à la même enseigne haussière du nombre de cœurs à lui attribués chez les concurrents, capteur photo du même acabit sur le modèle de 4,7 pouces d’il y a un an, les smartphones d’Apple en 2016 apportent pour seules vraies nouveautés le double-capteur photo sur le 7 Plus et les couleurs de coques Noir de Jais et Noir sur les deux smartphones, sans oublier le bouton Home flanqué de 3D Touch.

Sanction immédiate

Forcément au lendemain de l’officialisation de telles copies des modèles de 2015, le titre Apple (AAPL) a été logiquement sanctionné à la bourse, perdant jusqu’à 5% de sa valeur, soit une diminution de 28 milliards de dollars de la capitalisation boursière de la marque américaine. Cette dégringolade de l’action d’Apple n’a été que de courte durée, puisque trois séances boursières plus tard, elle reprenait des couleurs et culminait à +8%, soit une augmentation de 46 milliards de dollars de la capitalisation boursière d’Apple, qui est repassée au-dessus de la barre des 600 milliards. Pour rappel, ce chiffre n’a plus été atteint depuis avril dernier.

Que s’est-il passé entre cette baisse record et la hausse de 8% ? En effet, quelques opérateurs mobiles dont T-Mobile et Sprint (USA) ont enregistré et annoncé au grand jour une amélioration nette des pré-commandes des smartphones, quantifiée à plus de 4 fois supérieure aux pré-commandes des iPhone 6s sortis il y a un an.

Cependant, jeudi dernier, Apple annonçait les stocks d’iPhone 7 Plus déjà épuisés, de même que ceux de l’iPhone 7. Ce pénurie n’a pourtant pas entamé la tendance haussière du titre AAPL en bourse qui gagnait vendredi dernier +3,8% pour une capitalisation totale de 634 milliards de dollars. Cette hausse perpétuelle augure-t-elle néanmoins d’un succès commercial des nouveaux terminaux mobiles ? Non, pense Yves Marin, expert consommation chez Wavestone, qui s’avance sur un autre terrain :

Les produits à forte “désirabilité” comme l’iPhone bénéficient de manière contre-intuitive de la pénurie. L’effet de rareté vient renforcer l’attente des consommateurs et crée un buzz positif.

Une fois n’est pas coutume

Beaucoup ne l’ont sans doute pas notifié jusqu’à présent, mais la rupture de stock est un coup joué chaque année par Apple, dès la sortie officielle de son smartphone. Pour Benoît Flamant, cette rupture pourrait bien être manipulée :

Si cela arrivait de temps en temps, je ne le dirais pas mais là, c’est à se demander si ce n’est pas un peu manipulatoire. D’autant qu’il n’y a pas tant de déclinaisons du modèle que cela, que leur modèle est installé et que la même problématique revient tous les ans depuis bientôt une décennie

Selon Benoît Flamant actuel Directeur Général Délégué et Directeur des Gestions chez Fourpoints (ancien Ingénieur en chef chez IBM), cette rupture de stock ne serait donc qu’une manipulation d’Apple pour faire plier les marchés à son bon vouloir. S’il est difficile de prendre parti pour l’une ou l’autre des théories, il est à noter cependant qu’à l’heure actuelle, les smartphones de la Pomme ne sont pas du tout fabriqués par ses usines, et leur disponibilité est donc fonction de l’approvisionnement de ses fournisseurs. C’est sans doute dans cet ordre d’idées qu’Yves Marin conclut en rappelant que “le groupe est un vendeur de hardware et organiser une rupture de stock, ce serait jouer avec des allumettes”.

Le mot de la fin

Qu’Apple manipule ou pas ses stocks pour créer une pseudo-pénurie, ou que la firme ne le fasse pas, une chose est claire et importante à souligner, la firme de Cupetino jouit d’une excellente base de clientèle, prête à tout pour posséder le dernier produit de leur marque préférée. C’est en grande partie ce qui explique la santé financière boursière de la marque. L’autre partie de l’explication se trouvant dans l’homogénéité de l’offre d’Apple, qui au-delà d’un smartphone, commercialise surtout et avant tout des services novateurs et très appréciés du grand-public.

Si les résultats des premiers jours de vente de l’iPhone 7 ne seront pas publiés par Apple comme cela se faisait dans le temps, l’engouement qui entoure ce smartphone est bel et bien réel. En Australie, Nouvelle-Zélande, Canada ou même Hong-Kong et au Japon, les fans ont attendu des heures devant les Apple Store pour être les premiers à mettre la main sur l’un ou l’autre des smartphones. Les couleurs les plus prisées étant le Noir et le Noir de Jais.

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2 Commentaires

  1. Bon article !
    Simplement une remarque: pas la peine d’exagérer pour appuyer vos propos : “Déjà presque trois semaines que l’iPhone 7 et son acolyte le 7 Plus ont été officiellement dévoilés par Apple,”, en fait cela ne fait même pas deux semaines. Je trouve cette exagération dommage car cela pourrais vous décrédibiliser un petit peu, alors que le problème de fond reste le même, que l’on parle de 5 jours ou de 3 semaines.

  2. rupture ? c’est une vaste blague bien sur.

    le but étant de faire marché les opérateurs en 1er qui sont les plus gros clients.

    donc plus rien chez apple mais des iphones 7 a gogo chez les opérateurs avec abo…

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