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Deux satellites commerciaux ont été placés en orbite par la fusée Ariane 5, mais ceux-ci n’ont pas encore atteint leur position exacte, a déclaré jeudi Arianespace. Le centre de contrôle de la mission a brièvement perdu le contact avec l’engin suite à un rare dysfonctionnement.

Une anomalie sur le lancement des satellites

Le géant européen de l’espace, habituellement fiable, a décollé à 19 h 20 du Centre spatial de Kourou en Guyane transportant des satellites pour le SES luxembourgeois et l’Yahsat des Émirats arabes unis.

Le lancement s’est bien déroulé grâce à la séparation du premier satellite, SES-14, environ 27 minutes après le début du vol. Le deuxième satellite, Al Yah 3, qui se trouvait à l’étage inférieur de la fusée a pu se déployer environ huit minutes plus tard.

Pour l’instant, Arianespace est en train de repositionner les satellites au bon endroit. Crédit photo : Flickr

Après 20 minutes, le PDG d’Arianespace, Stéphane Israël, est apparu devant la caméra pour annoncer que l’équipe avait perdu le contact avec la fusée et que leurs clients n’ont pas de contact avec le satellite.

Ariane 5 a perdu la télémétrie quelques secondes après l’allumage de l’étage supérieur et la panne a duré tout le reste du vol propulsé, selon la déclaration d’Arianespace. La perte de contact avec la fusée est devenue évidente lorsque la deuxième station située à Natal, au Brésil, n’a pas pu capter la télémétrie du lanceur.

Retour à la normale… ou presque !

Une heure et demie après, Arianespace a publié une déclaration disant que les deux satellites ont été confirmés séparés et qu’ils sont en orbite. Ils ont communiqué avec leurs centres de contrôle respectifs.

Mais une source a déclaré à l’AFP que les satellites ne se sont pas détachés de la fusée au bon endroit après que l’engin eut suivi une trajectoire imparfaite. Ils ont été mis en orbite au mauvais endroit. Arianespace a déclaré qu’ils étaient en train de repositionner les satellites au bon endroit en utilisant leurs systèmes de propulsion, ajoutant que leur statut actuel était rassurant après de fortes inquiétudes.

Source :

Les Echos