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Inconnu au bataillon il y a quelques petites années encore, le smartphone est désormais en France le symbole par excellence de l’omniconnexion. Les chiffres sont sans appel : en 2017, 72,7 % des Français disposaient d’un tel appareil. Mais il y a tout un monde entre une utilisation normale ou modérée d’un côté, et l’addiction de l’autre… Cette dernière étant de plus en plus courante, des étudiants-chercheurs américains de l’université Stanford font tout pour lutter contre.

La technologie : oui, mais avec modération

On sait que des cadres de plusieurs GAFAM interdisent à leurs enfants d’utiliser des gadgets électroniques avant un certain âge. Un hiérarque de Facebook a même évoqué une « merde […] destructrice de lien social ». Sans aller jusqu’à une telle vulgarité, disons que la technique est une aide… tant qu’on la domine. C’est comme tout : dès lors que l’on en devient dépendant, on perd le contrôle de la technologie. Celle-ci peut devenir une ennemie. Il est question de ce danger depuis plusieurs années dans les pays développés :

Paradoxalement, un nouveau moyen de lutte contre l’addiction aux smartphones nous vient de la Californie. Près de la Silicon Valley, c’est le campus de l’université Stanford qui a servi de terreau à ce projet. En plus, l’initiative ne vient pas de vieux professeurs honoraires… mais de jeunes étudiants en informatique, de la génération la plus concernée par une nouvelle maladie que les addictologues décryptent de mieux en mieux !

SSAAD : une initiative visionnaire ?

Ces étudiants ont monté une asso portant le nom de « Stanford Students Against Addictive Devices ». C’est quand même plus simple avec l’acronyme SSAAD… ! Ils espèrent dur comme fer gagner la sympathie du géant Apple, dont l’iPhone a été la figure de proue de l’univers du smartphone. De fait, de nombreux jeunes gens à travers le monde sont incapables de lâcher leur engin une seule journée.

Le premier objectif de l’association SSAAD est d’informer, notamment par le biais de son portail captive.ml. Les avis de professionnels qui s’y trouvent sont particulièrement déroutants, faisant de la question un véritable enjeu de santé publique pour les États… Et si nous n’étions qu’au début d’une catastrophe humaine et sociale ? Alors autant rester libre :

Surtout, le mouvement SSAAD se perçoit à la manière d’un lobby, un groupe de pression comme les États-Unis d’Amérique savent en produire. Ce collectif souhaite convaincre Apple de prendre des mesures très précises pour pallier les risques addictifs. Il s’agit notamment de mesurer automatiquement le temps passé sur son smartphone par chaque utilisateur, histoire que celui-ci se rende compte des précieuses heures qu’il aura – le plus souvent – perdues pour rien (ou pas grand-chose).

Il faudrait également modifier la politique d’affichage des notifications sur les iPhone, ainsi que la création de modes d’utilisation avec le minimum possible de distractions pendant la navigation. Actuellement, c’est exactement le contraire qui est fait… tout étant bon pour encaisser des recettes toujours plus nombreuses ! Ainsi, un mode strictement téléphonique (appels et messages) pourrait aider de nombreux usagers à combattre leur dépendance larvée ou avérée. Pas sûr que la célèbre marque à la pomme entende ces étudiants !