L’économie dématérialisée est à l’origine de la création de richesses insoupçonnées et fait chaque jour de nouveaux riches. Si les États-Unis ont Marques Brownlee et John Morisson, en France notre YouTubosphère est surtout marquée par la présence de deux phénomènes que sont Norman et Cyprien. Combien gagnent-ils au fait grâce à YouTube ? Nous faisons le point.

Le business opaque mais lucratif de YouTube

S’ils sont plutôt discrets par rapport aux revenus qu’ils gagnent en tant que Youtubeurs, Cyprien et Norman ont vu leurs fortunes respectives mises à nu par BFMTV au travers d’une enquête assez intéressante.

On y apprend notamment qu’entre 2015 et 2018 Cyprien aurait perçu de ses activités sur YouTube + sa société Talent Web la rondelette somme de 11,6 millions d’euros. Tandis que Norman percevait un peu moins de la moitié. Ces revenus assez colossaux sont surtout dus à la revente de leur entreprise commune Talent Web au géant des médias en ligne Webedia.

Les revenus issus de YouTube – Crédits photo : Flickr

Grâce à de l’optimisation fiscale, les deux jeunes hommes auraient réussi à se constituer une petite fortune.

Cyprien et Norman Champions de l’optimisation fiscale

Comme bon nombre de propriétaires de telles fortunes, Cyprien et Norman ont eu recours de l’optimisation fiscale afin de payer bien moins d’impôts relativement aux revenus qu’ils ont engendrés ces dernières années.

Le montage financier est assez simple et légal, puisque permis par le droit fiscal français. Concrètement, pour éviter de payer les 15,5 % de cotisations sociales et 45 % d’impôts sur le revenu au fisc, Cyprien et Norman ont transféré leurs actions dans d’autres sociétés leur appartenant en ne gardant aucune action à titre personnel. La seule obligation légale était de réinvestir dans les deux ans à venir la moitié des dividendes générés par cette opération.

Dans l’absolu Cyprien aurait touché un pactole de 6,6 millions d’euros, et Norman entre 2 et 4 millions d’euros.

Ils ne sont ni les premiers ni les derniers

Cyprien et Norman ne sont ni les premiers ni les derniers à user des limites et failles du système fiscal français.

Il suffit en effet de revisiter la déclaration fiscale et les impôts payés par Google, Amazon, Apple ou Facebook en France pour comprendre combien sont ceux se jouant officiellement et légalement du fisc.

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