Un genre, une année: la pop music en 1983

Je dois vous prévenir, je n’étais pas né en 1983, mais aux vues des inventions cette année-là, tout porte à croire que ce fut, effectivement un grand millésime, et ce sur tous les tableaux. Excusez du peu: invention des Chicken McNugget par un certain Ronald, la guerre froide semble plus forte que jamais, les premiers téléphones mobiles sont fabriqués et c’est le début de l’Internet. Côté musique, 1983 a vu les choses en grand, une pluie de tubes et de hits, de chansons intemporelles qui raisonnent encore dans un coin de nos tête: Billie Jean de vous savez qui, Sweet Dreams d’Eurythmics, War de U2, Tears for Fears, David Bowie, New ORder, j’en passe et des meilleurs.

Des artistes et des producteurs

1983, c’est avant tout l’époque des grands sorciers, des producteurs puissants mais également talentueux, qui façonnèrent les chansons que nous connaissons tous. La légende de l’industrie musicale Martin Rushent, notamment connu pour avoir créé le son du groupe Human League, ou le non moins légendaire Trevor Horn, célèbre lui pour le titre Relax de Frankie Goes to Hollywood.


Pas du p’tit calibre en somme ! Et ce sont ces magiciens du son qui transformèrent la pop en une forme musicale plus synthétique, ce que nous connaissons sous l’appellation New Wave. Ce sont eux qui donnèrent l’opportunité à ces groupes, aujourd’hui devenus majeurs, de percer et faire leurs armes sur la scène internationale : Depeche Mode, Talking Heads, Tears For Fears, New Order, Duran Duran que du lourd de chez lourd. Ce genre musical est aussi connu sous le nom de Pop synthétique Britannique, dénomination barbare pour bien nous faire comprendre que la Pop est une affaire d’Anglo-Saxons avant tout.

Pendant ce temps-là, aux Etats-Unis

Ben pendant ce temps-là, et comme souvent, nos amis rayés et étoilés non pas chômés, se permettant même de marquer à jamais l’histoire de la musique et l’histoire de chacun à travers l’artiste ultime, Michael Jackson. En 1983, le futur roi de la pop est encore noir, un sursaut de plus dans une Amérique engluée dans ses travers raciaux. Car outre-Atlantique, 1983 est certainement l’année la plus intéressante et la plus importante depuis l’exceptionnelle mais éphémère ascension de la scène punk en 1977. Avec Thriller, l’ami américain réveille tout un pays et même au-delà : le Noir est à l’aise dans un environnement urbain, et ça les Etats Unis ne s’y attendaient pas !

C’est aussi en 1983 que Lionel Richie met tout le monde d’accord avec le splendide All Night Long et ses influences caribéennes assumées, mais aussi avec les titres You Are, My Love, tous deux dans le top 10 des ventes. Le reste des noms restés célèbres cette année-là est impressionnant : Marvin Gaye, Toto, Phil Collins, Prince, Police, Kinks, Bonnie Tyler, une folie créatrice qui nous laisse de nombreux souvenirs mémorables.