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Google, Facebook et Twitter s’allient à l’Allemagne pour contrer les discours incitant à la haine sur le Web.

Le climat actuel prévaut à la tolérance et à la sécurité. Dans un élan de solidarité vis-à-vis des convictions des pouvoirs en place en Allemagne, mais surtout suite à la récente altercation entre Facebook et les pouvoirs germaniques, l’accusant de faciliter la prolifération de discours de haine raciale sur sa plateforme, certains géants du Web ont décidé de supprimer toutes les traces de discours de haine sur leurs réseaux allemands dans les 24 heures.

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Un pays à la rencontre de son passé

Nul besoin de rappeler l’Histoire, et les différents conflits auxquels l’Allemagne est mêlée, et après lesquels ce magnifique pays a su se relever avec brio. Fort de cet héritage payé au prix fort, le berceau du Rhin n’est résolument pas prêt à laisser proliférer la haine au sein de sa population et s’attaque dans sa croisade en premier lieu au principal amphithéâtre de la liberté libertine, Internet.

En effet, compte tenu de la crise des migrants et demandeurs d’asiles qui sont plus nombreux chaque jour à franchir les frontières de leur pays, les allemands sont désormais très nombreux à s’opposer de manière assez ouverte et parfois relativement violente aux choix de leur gouvernement. Ce dernier espère du coup lutter contre cette gangrène en cours de formation en s’alliant à des poids lourds de la toile. Au rang desquels figurent Google, le géant de la recherche en ligne, et le premier agrégateur de contenus au monde, Facebook le réseau social au milliard d’utilisateurs et Twitter, la plateforme de micro-blogging souvent le théâtre de toutes les dérives.

Mission: un jumelage des politiques contre la haine

Alors que Google, Facebook et Twitter et ont déjà chacun leur propre politique relative aux discours haineux au sein de leurs services, ils sont désormais invités à appliquer à leurs branches allemandes les règles anti-discours de haine en ligne très strictes prescrites par l’Allemagne.

La pays espère ainsi calmer les ardeurs des internautes qui seraient enclins à tenir des propos à caractère haineux, raciaux, ségréguant l’origine ethnique et la religion ou le sexe et le handicap. Pour rappel, le droit allemand prévoit normalement au-moins cinq ans d’emprisonnement pour ce type de délits fermement condamnés par Heiko Maas, actuel ministre allemand de la Justice selon Reuters.

Crédit photo principale : Politico.com

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