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Tinder et Grindr : 400 crimes liés aux applications de rencontre

Tinder et Grindr seraient au cœur d’une vague sans précédents de crimes enregistrés et inhérents à l’utilisation de leurs applications de rencontres respectives ! Nul ne sait quant

Yann Kervella Par Yann Kervella
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Tinder et Grindr : 400 crimes liés aux applications de rencontre

Tinder et Grindr seraient au cœur d’une vague sans précédents de crimes enregistrés et inhérents à l’utilisation de leurs applications de rencontres respectives !

Nul ne sait quant il tombera sur l’âme-sœur et c’est bien sur ce créneau que Tinder et Grindr ont décidé de s’appesantir, en proposant chacune des rencontres à caractère sexuel. Seulement, alors que certains y trouvent très bien leur comptes, d’autres utilisateurs sont victimes de toutes sortes d’arnaques et crimes, et la majeure partie d’entre-eux se concentre outre-Manche. En 2015, plus de 400 crimes liés à Tinder et Grindr ont été répertoriés en Angleterre.

Des gays en ligne de mire

De manière assez marginale, les personnes les plus touchées sont des membres de la communauté gay, n’ayant pour l’heure pas encore effectué leur coming out. En effet, il y a trois ans encore, en 2013, l’on ne dénombrait que 55 plaintes pour crimes ou actes criminels liés aux applications Tinder et Grindr. Ce chiffre a augmenté en 2014 toutefois pour se retrouver à 204 et a explosé en 2015, année durant laquelle 412 préjudices physiques, sexuels ou moraux auraient été enregistrés en liens directs à l’utilisation de ces deux applications, qui dominent largement le secteur des apps de « sexe facile ».

Ainsi, ce sont beaucoup plus chantages, extorsions mais aussi exploitation infantile, qui sont les cas les plus rencontrés et les gays représentent d’après les autorités policières anglaises et écossaises, la communauté la plus touchée et la plus facile d’accès pour ces prédateurs. Si ces chiffres sont à relativiser, les associations d’aide aux victimes soulignent qu’ils ne reflètent qu’une réalité, puisque le phénomène a pris des proportions plus graves que ce que l’on imagine et parlent même de « sextorsion ». Les concernés n’ont d’ailleurs point souhaité répondre aux questions du très respecté The Telegraph anglais.

Quelques recommandations ont pour le moment été faites par les autorités policières britanniques exhortant les utilisateurs à toujours informer un proche d’un rendez-vous organisé sur l’une ou l’autre des applications sus-citées, en lui fournissant le maximum de détails.

Crédit photo principale : Flickr - Denis Bocquet

Yann Kervella

Produits, usages et culture numérique

Yann Kervella

Yann Kervella a été administrateur systèmes dans une collectivité bretonne pendant une dizaine d'années. Il écrit pour TechGuru sur l'informatique, les logiciels, la programmation, la cybersécurité et le web, en indiquant les versions testées. Il fait tourner chez lui un petit serveur qui héberge les photos de famille.