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Adobe Flash mourra enfin en 2018, c’est une certitude absolue pour bon nombre d’analystes chevronnés du Web !

Autre emblème des première heures d’Internet dans la forme que nous lui connaissons, Adobe Flash serait programmé de mort pour 2018, c’est désormais quasiment une certitude. Un rapport officiel d’Encoding, un site web spécialisé dans le Web, qui rappelle notamment qu’en l’espace d’une année, le fer de lance de YouTube a vu sa côte d’utilisation divisée par quatre, et sa popularité tout simplement écrasée.

Adobe n’en veut plus lui-même !

Oui vous avez bien lu. Flash est devenu en quelques mois le pire argument d’Internet à tel point qu’Adobe, alors son concepteur et principal éditeur, ne veut même plus que l’on emploie ce terme. Et pour cause, outre ses scandales de sécurité à répétition dus aux failles omniprésentes dans son code, le standard vidéo le plus utilisé sur le Web est désormais un paria. Même Adobe ne le maintient plus et il a renommé ses applications de programmation Flash Professional CC en Animate CC. Si Flash détenait des pourcentages astronomiques des parts de marché à l’époque, elles n’étaient alors hélas plus que de 21% en 2014 pour tomber à 6% un an plus tard.

Maudit pour les dégâts infligés par son utilisation régulière sur le matériel des utilisateurs (car utilisant barbarement de l’accélération matérielle), pour Encoding, le standard du Web tirera sa révérence dans deux ans au plus tard.

Quel remplaçant ?

En effet, l’essentiel n’est pas tant de savoir que Flash disparaît, mais encore il est important de savoir qui le remplacera et quels sont les arguments de ce remplaçant, longtemps délaissé au banc de touche. En effet, le codec H.264 est désormais le leader incontesté de la vidéo en ligne avec une part de marché de 72%. Certes il est disposé en pôle position mais ce codec est presque aussi vieux que Flash (13 ans déjà) et est talonné par d’autres concurrents libres de droits (donc les utilisateurs n’ont pas de redevance sur la copie privée à payer), notamment le WebM qui détient déjà à son jeune âge 12% des parts de marché.