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Un “crayon génomique” supposé éditer directement l’ADN, a été mis au point par des scientifiques. Son but : combattre, et même vaincre certaines maladies.

La génétique, un domaine sujet à de fortes évolutions

Ces dernières années, les chercheurs ont concentré leurs efforts sur un domaine particulier : la génétique. La maîtrise et la modification de notre code ADN pourraient avoir de grosses incidences en matière de santé et de médecine, notamment. Des innovations sont nées de ces travaux, comme l’enzyme Crispr-Cas 9, outil capable de me modifier les séquences ADN. Pour imager, il équivaut à un ciseau qui couperait des parties précises d’ADN directement dans le génome.

Malgré l’innovation spectaculaire que ce ciseau moléculaire confère, les chercheurs sont allés bien plus loin en créant ce que l’on peut appeler un “crayon éditeur d’ADN”. Dès lors, il n’est plus question d’ôter une partie d’ADN, mais de la réécrire, à la lettre près. Une avancée majeure qui annonce une révolution dans le domaine.

ADN
OpenClipart-Vectores photos – Pixabay

Réécrire l’ADN avec un “crayon génomique”

Cette appellation, strictement métaphorique, permet de supprimer et de transformer les mutations génétiques à l’origine de certaines maladies. Pour cela, l’éditeur modifie les bases nucléiques des séquences ADN. Cela revient donc à modifier les paires de lettres, constituant les branches d’ADN. Rappelons que ces bases chimiques sont l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C), et que leur ordre de succession détermine le patrimoine génétique de chacun d’entre nous.

À l’heure actuelle, les chercheurs ne sont parvenus qu’à transformer des paires de bases G-C en T-A. Environ 15 % des maladies associées à une mutation ponctuelle proviennent de cette modification. Couramment, la transformation d’une paire de bases G-C en une paire A-T est à l’origine d’une anomalie génétique. Les scientifiques visent donc à soigner différents types de maladie grâce au “crayon génomique” comme la cécité, la surdité de naissance et d’autres liées au sang. Le chemin est encore long, et la technique pas encore mise en pratique sur l’humain.

Source :

PaperGeek