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Le RGPD est entré en vigueur le 28 mai 2018. C’est dans le cadre de la mise en application de ce règlement d’ampleur européenne que plusieurs géants américains font déjà l’objet de plaintes : Facebook et Google sont concernés.

Déjà quatre plaintes déposées contre les géants américains

Quatre plaintes pour « consentement forcé » ont été déposées par Max Schrems, un avocat autrichien particulièrement actif dans le secteur des données personnelles. On le connaît déjà pour son combat contre l’utilisation qui serait faite des données personnelles par Facebook. Les applications concernées par les dépôts de plaintes seraient Facebook, Android, Instagram et WhatsApp.

RGPD
Crédit photo : Geralt — Pixabay

Selon l’avocat, ces applications obligeraient les utilisations à accepter la réutilisation de leurs données. S’ils refusent, ils ne peuvent utiliser les services. Il met donc en avant le fait que le RGPD offre le choix aux utilisateurs d’accepter ou de refuser l’utilisation de leurs données. Ils doivent aussi en avoir le contrôle. De ce fait, Max Schrems accuse les entreprises de ne pas laisser le libre choix aux internautes.

RGPD : une lutte pour la protection des données

Dans sa lutte pour la protection des données des individus, l’avocat a aussi fondé une association à but non lucratif il y a peu de temps. Elle a été baptisée NOYB, ou None of Your Business (comprenez « ce ne sont pas vos affaires »). Les plaintes ont été déposées par le biais de cette organisation, comme l’autorise la RGPD. Néanmoins, cette possibilité de recours collectif est facultative. Les États peuvent choisir de l’accepter ou non. Les plaintes ont alors été déposées auprès d’agences de la protection des données en Autriche, en Belgique, en Allemagne et en France.

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Crédit photo : Frank Buschman — Flickr

La réglementation européenne permet à ces agences de se réunir dans le cadre de « préoccupations communes » ou d’intérêts divergents. Ces plaintes permettront donc de tester la nouvelle réglementation. Selon le RGPD, les entreprises qui ne respectent pas les conditions peuvent écoper d’amendes à hauteur de 4 % de leurs revenus annuels.

Source :

Clubic