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L’Iphone et l’Apple Watch pour détecter la démence

Le géant de la téléphonie mobile Apple et la grande industrie pharmaceutique Eli Lilly se sont associés pour des travaux destinés à prévenir des premiers symptômes de démence.

Yann Kervella Par Yann Kervella
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L’Iphone et l’Apple Watch pour détecter la démence

Le géant de la téléphonie mobile Apple et la grande industrie pharmaceutique Eli Lilly se sont associés pour des travaux destinés à prévenir des premiers symptômes de démence.

Détecter les troubles cognitifs grâce aux données collectées

Apple et Eli Lilly se sont donc alliés le temps d’une étude sur la prévention de la démence. Vous pouvez retrouver cette dernière (en anglais) via ce lien. Ladite étude met en relation les premiers signes de troubles cognitifs avec les informations récoltées par les appareils connectés de la pomme.

Vidéo proposée par les Hôpitaux Universitaires de Genève rappelant les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer

Dans le monde, 46,8 millions de personnes vivent avec une démence plus ou moins prononcée. La prise en charge est très onéreuse et couterait près de 1 billion de dollars. Des frais pourraient être évités en cas de détection précoce. Le problème est la tendance, que nous avons, à attribuer à la vieillesse l’apparition des premiers troubles cognitifs, alors que ces derniers cachent parfois l’apparition d’une maladie plus grave (Alzheimer, notamment).

De premiers potentiels symptômes repérés

L’étude montre que, grâce aux données recueillies, plusieurs symptômes pouvant être liés à l’apparition de troubles cognitifs sont détectables. Parmi les éléments d’inquiétudes repérés, nous avons : le fait d’envoyer moins de SMS, de taper plus lentement sur le clavier ou de surutiliser les applications d’assistance. Certaines autres applications permettraient aux scientifiques d’avoir des informations sur la qualité du sommeil, du régime alimentaire de la personne, ainsi que sur le comportement général, la motricité et le langage.

Cependant, l’enquête ne concernait qu’un faible échantillon de personnes (31 par groupe). D’autres études complémentaires seront nécessaires pour confirmer ces premiers éléments. Par ailleurs, la question de la récupération des données devra également être posée. Il est possible de penser que le domaine de la santé devienne un bon prétexte pour pousser les industries à vouloir récupérer toujours plus de données personnelles des utilisateurs. Qui pourrait y avoir accès ? Quelles seraient les conséquences de leur exploitation ?

Yann Kervella

Produits, usages et culture numérique

Yann Kervella

Yann Kervella a été administrateur systèmes dans une collectivité bretonne pendant une dizaine d'années. Il écrit pour TechGuru sur l'informatique, les logiciels, la programmation, la cybersécurité et le web, en indiquant les versions testées. Il fait tourner chez lui un petit serveur qui héberge les photos de famille.