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Le journal Newsweek a révélé un possible scandale pour plusieurs grandes firmes parmi lesquelles se trouvent Amazon et Microsoft. Certains employés seraient en lien avec des enquêtes sur les réseaux de prostitution de la ville de Seattle.

Un rapport relie des adresses e-mail des employés à des réseaux de prostitution

Des enquêtes en cours sur les réseaux de prostituées et de proxénètes ont donc mis au jour des liens avec les adresses mail professionnelles d’employés de grandes firmes. Les réseaux de prostitution auraient d’ailleurs demandé aux employés de s’identifier avec leurs badges d’entreprise afin de s’assurer qu’il ne s’agissait pas de policiers.

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Crédit photo : © Remi WAFFLART

Newsweek est parvenu à accéder aux e-mails en question, qui avaient été obtenus durant une opération d’infiltration contre les directeurs des grandes entreprises. Les principaux clients de l’industrie du sexe à Seattle seraient des employés de l’industrie technologique. De plus, les enquêteurs s’étonnent de la coïncidence entre le boom des réseaux de prostitution dans la ville et celui de l’industrie de la technologie, tous les deux étant survenus entre 2005 et 2012.

Jusqu’à 50 000 dollars par an dépensés dans les maisons closes

Certains employés dépenseraient environ 50 000 dollars par an dans ces réseaux et les maisons closes. Les établissements en question se servent aussi de leur proximité avec Microsoft comme publicité. Les firmes, dont Amazon et Microsoft, ont tenu à se désolidariser des employés qui alimentent ainsi ces réseaux illégaux. Les deux géants ont chacun publié des communiqués. Ils expliquent ainsi que ces actes sont propres aux employés et qu’ils ne sont en rien liés à l’entreprise.

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Crédit photo : Publicité des maisons closes – Newsweek

Microsoft s’est donc directement adressée à Newsweek sur la question. « Microsoft collabore depuis longtemps avec les forces de l’ordre et d’autres agences pour lutter contre le trafic sexuel et d’autres sujets connexes, et nous avons des employés qui consacrent leur temps et leur argent à cette lutte. La conduite personnelle d’une infime fraction de nos 125 000 employés ne représente en aucun cas notre culture. Aucune entreprise n’est à l’abri de possibles agissements illégaux de ses employés. Il est clair pour nos employés qu’ils ont la responsabilité d’agir avec intégrité et de se comporter de manière éthique et légale en toute circonstance, faute de quoi ils risquent de perdre leur emploi. »

Source :

Hitek