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Invités par Emmanuel Macron, 140 dirigeants de grands entreprises étrangères sont présents à Versailles pour participer au sommet « Choose France ». Sundar Pichai, CEO de Google en a profité pour annoncer un plan d’investissement pour l’Hexagone.

Une montée en puissance des investissements de Google en Hexagone

Pour soutenir l’action d’Emmanuel Macron, Sundar Pichai a annoncé un plan d’investissement en Hexagone lors d’une discussion privée avec le président. Ce plan comprend la création de quatre « Atéliers Numériques de Google ». Ils viseront à former au numérique pas moins de 100 000 Français chaque année. Ces ateliers seront sous la tutelle d’acteurs locaux et seront ouverts à tous ceux qui désirent une initiation au code.

Google ouvrira un centre de recherche sur l’IA a Paris. Crédit photo : Flickr

Google a choisi la Bretagne comme « région pilote » et le premier atelier s’ouvrira à Rennes. La deuxième partie du plan consiste à ouvrir un centre de recherche sur l’intelligence artificielle à Paris. Il sera tourné vers l’apprentissage, le langage naturel et la vision par ordinateur dans des domaines tels que les sciences, l’environnement, la santé et l’art.

Une campagne médiatique pour Google ?

Cette décision est vue par les observateurs comme une réplique au centre de recherche de Facebook à Paris, qui verra ses effectifs doublés. Il s’agit cependant d’une bonne nouvelle pour les scientifiques français et les étudiants en intelligence artificielle. À terme, le personnel du siège de Google passera à un millier de salariés et occupera une surface de 21 000 mètres carrés.

Il pourrait donc s’agir d’une question d’image pour Google qui reconnaît que la France offre un terreau favorable à son implantation. De plus, le commissaire européen, Pierre Moscovici lors des vœux de l’Arcep, il y a une semaine, a déclaré qu’il était temps de régler la question des GAFA sur le vieux continent. Il s’agira d’en finir avec les problèmes d’optimisation fiscale, les questions liées à l’abus de position dominante et la gestion des contenus haineux et des fake news. Cet investissement de Google viserait donc à affermir son image en Europe.