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La Nintendo Switch n’est pas seulement une console de salon que l’on peut emporter partout. Désormais, elle peut aussi faire office de tablette Linux tout à fait fonctionnelle.

Une Switch transformée en tablette

Le collectif de hackers fail0verflow a offert à une Nintendo Switch une tout autre utilisation que celle qui lui était imputée. En effet, il semble qu’elle peut être bien plus qu’une console de jeu hybride. Les hackers affirment être parvenus à installer une distribution Linux sur le petit appareil. Pour cela, ils ont simplement posté une image sur Twitter.

La vidéo de la Switch fonctionnant sous Linux :

Si cette histoire avait pu s’arrêter là, on aurait aussi pu croire à une fausse information. Pourtant, le collectif fail0verflow est allé plus loin en publiant une vidéo où l’on peut voir la Nintendo Switch tourner sous Linux. Et la tablette improvisée semble très bien fonctionner.

La firme Nintendo doit-elle s’inquiéter ?

La musique de fond de la vidéo devrait rappeler des souvenirs à tous les fans de démo des années 90. On peut y voir la Switch pilotée par l’un des membres de fail0verflow. Celui-ci lance le navigateur, ouvre un fil Twitter, rédige un tweet et lance même une petite démonstration visuelle. D’après le collectif, la faille exploitée pour l’installation ne peut pas être patchée sur un matériel standard. Elle n’aurait pas pu être trouvée sans une puce dédiée. Mais il n’y a aucune information sur l’opération à suivre pour effectuer la même manipulation sur sa propre Nintendo Switch.

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Nintendo Switch — Crédit photo : Ricinator — Pixabay

On ne peut donc pas encore évoquer un piratage de masse, mais l’exploit reste tout de même impressionnant. Pour Nintendo, il serait plutôt qualifiable d’inquiétant. En effet, ce genre de piratage ouvre généralement la voie aux installations de ROM et donc de copies illégales des jeux en vente. Bien sûr, les possibilités de piratage constituent souvent des arguments de vente pour une console, mais le manque à gagner des éditeurs de jeux et des développeurs est bien réel. On se souvient alors de la Nintendo DS piratée massivement dans les années 2000.