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On imagine mal des militaires des forces spéciales s’amuser sur leur smartphone avant de passer à l’assaut au cours d’une opération extérieure… De fait, la vie militaire et les interventions extraordinaires requièrent une ascèse particulière. Les nouvelles technologies n’y ont pas leur place, du moins à titre de loisirs personnels. Malheureusement, les nouvelles générations se montrant de plus en plus dépendantes vis-à-vis des écrans, plusieurs armées ont du mal à recruter. C’est particulièrement le cas de nos voisins belges !

Ils aiment trop les réseaux sociaux pour être militaires

Esprit de corps et de cohésion, formation théorique et pratique poussée, mise en situation… Ce sont autant de réalités qui ponctuent le quotidien du jeune soldat. Là-dedans, la place accordée aux nouvelles technologies ne peut être qu’infime, avec des périodes de sevrage total. Mais de nombreuses jeunes recrues ont pris l’habitude de passer des heures devant leur smartphone ou les réseaux sociaux avant de s’engager. Une fois en uniforme, ces individus n’arrivent pas à tenir et beaucoup décrochent, préférant abandonner le métier des armes au cours de leur formation. Un reportage signé RTL revient sur cette actualité en Belgique :
Cette réalité varie d’un pays à l’autre, mais la tendance est bel et bien là. Quel que soit le pays, plus le temps passe et plus les nouvelles générations sont branchées, avec parfois une impossibilité maladive à se déconnecter. Cela rappelle en filigrane les modes naissantes des cures de désintoxication vis-à-vis des écrans… en attendant leur remboursement par la Sécurité sociale ? De fait, l’addiction aux jeux vidéo est déjà considérée par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) comme une pathologie à part entière. À quand la classification officielle de l’addiction aux médias sociaux ?

Pas d’écrans pendant le formation militaire

Actuellement, l’armée belge prohibe totalement l’utilisation des ordinateurs et mobiles pendant les temps de formation militaire à proprement parler. C’est cette interdiction drastique qui chagrine de nombreuses recrues, lesquelles finissent par craquer et abandonner. Les experts et observateurs parlent de « cyber-dépendance » et s’en inquiètent très fortement. Les abandons en Belgique seraient de l’ordre de… 30 % des engagés volontaires, soit presque un tiers !

Smartphone – Crédits photo : Pexels

Ces chiffres inquiétants commencent à inquiéter sérieusement les autorités militaires et politiques. Si ce phénomène continue et s’accentue, il est possible que les supérieurs soient comme contraints d’abdiquer en autorisant un tant soit peu les écrans. Mais cela modifierait du tout au tout le métier militaire et réduirait d’autant la capacité opérationnelle des soldats formés dans un cadre trop assoupli. Incroyable mais vrai !

Source :

Le Soir