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Nombreuses sont les entreprises, grandes et petites, à travailler sur l’intelligence artificielle à travers le monde. Son petit nom est IA et c’est une technologie vraisemblablement appelée à bouleverser de nombreux secteurs. Si elle soulève parfois des questionnements d’ordre éthique, ce ne devrait pas être le cas du champ… de la traduction !

L’intelligence artificielle dans la traduction

Les interprètes et traducteurs sont nombreux. Leurs services sont essentiels, qu’il s’agisse de traduction juridique, littéraire ou commerciale – entre autres. Nombre d’articles et livres sont traduits en diverses langues chaque jour. En la matière, tous les internautes auront un nom en tête : Google Translate. Ce service gratuit désormais traditionnel aura déjà fait beaucoup de progrès depuis sa création. On se souvient de ses traductions approximatives des débuts… Aujourd’hui, le système s’est perfectionné et nous avons droit à des adaptations sans cesse améliorées au jour le jour. C’est aussi le cas chez Reverso, selon ce qu’évoque cette vidéo :

Grâce au travail d’informaticiens, d’ingénieurs et de chercheurs, l’intelligence artificielle s’améliore en permanence. C’est également le cas dans le domaine de la traduction, qu’elle a investi depuis un petit moment déjà. Ici, c’est le leader mondial Systran qui semble mener la danse. Certains de ses produits sont déjà plus que bluffants, affichant un taux de réussite ou fiabilité de 70 %. Une belle performance ! Cela signifie qu’une simple relecture peut suffire dans un second temps : gain de temps et, sur le volume, réduction des coûts… De nombreux titres de presse, sites web, maisons d’édition et entreprises devraient être intéressés.

Le Petit Futé : un exemple d’application

Parmi les guides touristiques français, quelques maisons sortent clairement du lot : Michelin, Le Guide du Routard… et Le Petit Futé. Avec près d’un demi-siècle d’existence, cette dernière firme installée à Paris est un géant du secteur à l’échelle internationale. Ce sont quasiment huit cents titres différents qui sortent chaque année, quoiqu’avec des tirages fort variables. Le tout repose sur un logiciel web centralisé gérant les productions de près d’un millier de collaborateurs dans à peine un peu moins de deux cents pays… Le directeur général Dominique Auzias compte beaucoup sur l’IA :

La rentabilité du Petit Futé repose en grande partie sur la maîtrise des coûts. Les pigistes sont généralement assez peu rémunérés, et ils pourraient coûter encore moins cher grâce à l’emploi de moins de main-d’œuvre (ou plus locale) dont les textes seraient efficacement traduits par une intelligence artificielle performante. Actuellement, le travail en ce sens porte sur six langues vivantes différentes. Ainsi, en cinq minutes, ce sont six guides pour six aires linguistiques distinctes qui peuvent être informatiquement produits (théoriquement du moins). Quelques traducteurs « physiques » n’ont ensuite qu’à vérifier le contenu, à la manière des relecteurs classiques du milieu de l’édition.

Source :

France Info