PARTAGER

Le gouvernement a présenté la semaine dernière une loi portant sur la majorité numérique à 16 ans. Il faudra ainsi une autorisation parentale pour avoir accès aux réseaux sociaux. Des voix comme celle de Justine Atlan, présidente de l’association e-Enfance s’élèvent pour mettre en garde contre une mesure faussement protectrice.

Interdiction de réseaux sociaux au moins de 16 ans : réalité ou fiction ?

Suivant la réglementation européenne, il sera question de protéger les données personnelles. Applicable à partir de mai prochain, elle touche plus précisément les mineurs. Les pays étaient libres de choisir entre 13 et 16 ans. La France a retenu la tranche la plus haute de 16 ans pendant que l’Espagne garde la réglementation en vigueur de 14 ans. Même si cette mesure est vue comme protectrice pour les mineurs, elle reste sujette à une difficulté technique.

Crédit photo : Geralt, Pixabay

En effet, la loi se base sur le fait que pour s’inscrire sur les réseaux sociaux, il faut remplir les conditions générales et ces dernières incluent la transmission systématique des données personnelles. Elle reste toutefois du domaine théorique, car l’utilisateur peut mentir sur son âge ou accepter une transmission de données personnelles en lieu et place de ses parents. Des adolescents pourront aussi se rendre sur des sites hébergés dans des pays ou la législation est accessible.

Une solution optionnelle

Les cartes d’identité numériques semblent être la seule solution. Il s’agit de petits boitiers que l’on pourra relier à un ordinateur ou à une tablette. Cette solution est envisagée depuis longtemps, mais elle reste théorique à cause de l’impact financier qu’elle pourra engendrer.

Crédit photo : Geralt, Pixabay

Cette option a été cependant mise en place par l’Estonie. Il s’agit d’une carte d’identité digitale qui offre la possibilité aux adolescents de 15 ans de procéder à leur identification en ligne. Dans les pays où cette loi européenne est appliquée, les observateurs craignent que les opérateurs se déresponsabilisent de toutes les conséquences une fois l’accord des parents obtenu.

Source :

La Croix