Informatique

Obsolescence programmée : c’est au tour de Samsung de se défendre de ralentir ses smartphones

Après les accusations contre la marque à la pomme dans l’affaire des bridages des iPhone

Yann Kervella Par Yann Kervella
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Obsolescence programmée : c’est au tour de Samsung de se défendre de ralentir ses smartphones
l'Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato accuse Samsung d’obsolescence programmée. Crédit photo : Pxhere

Après les accusations contre la marque à la pomme dans l’affaire des bridages des iPhone, c’est au tour de Samsung de devoir se défendre face aux mêmes reproches de ralentir ses smartphones pour inciter les utilisateurs à l’achat d’un récent téléphone.

Obsolescence programmée : boîte de pandore ouverte avec Apple

C’est au tour de la Corée du Sud et son procureur de la République d’ouvrir une enquête sur l’obsolescence programmée des iPhone. Suite à ses aveux, la firme de Cupertino s’est vue poursuivie par l’association de défense des consommateurs HOP en France. Selon le Korea Herald, l’enquête a été ouverte après qu’une association nommée la Citizens United for Consumer Sovereignty (CUCS) s’est appuyée sur les aveux d’Apple pour déposer sa plainte.

L’obsolescence programmée, une méthode pour les constructeurs de vendre leurs smartphones récents. Crédit photo : Wikipedia

Pour cette association, il s’agit d’« une arnaque destinée à faire vendre de nouveaux modèles d’iPhone ». Apple est donc accusé d’entraves à l’activité économique et d’escroquerie grâce à du matériel numérique. Ces accusations surviennent alors que la firme de Tim Cook a promis que la prochaine version d’iOS laisserait le choix du bridage aux utilisateurs. Le CUCS promet un dédommagement de 2,2 millions de won soit 1 670 euros par plaignant.

Samsung aussi accusé d’obsolescence programmée

Au vu des conséquences financières liées à l’ouverture de cette boîte de pandore, Samsung continue de réfuter l’accusation d’obsolescence programmée portée à son encontre par l’Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato (AGCM) en Italie. La firme coréenne a assuré qu’aucun logiciel n’a été inséré dans les mises à jour pour réduire expressément les performances de ses appareils.

Ces accusations sont mal venues à quelques semaines de la présentation du prochain flagship, le Galaxy S9. Pour éviter tout scandale, Samsung assure coopérer avec l’AGCM en Italie qui a porté ces accusations. Il faudra attendre pour en avoir le cœur net.

Yann Kervella

Produits, usages et culture numérique

Yann Kervella

Yann Kervella a été administrateur systèmes dans une collectivité bretonne pendant une dizaine d'années. Il écrit pour TechGuru sur l'informatique, les logiciels, la programmation, la cybersécurité et le web, en indiquant les versions testées. Il fait tourner chez lui un petit serveur qui héberge les photos de famille.