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L’informatique quantique pourrait un jour surpasser de loin la puissance de traitement de nos ordinateurs classiques. Cette seule pensée rend les cryptographes et utilisateurs de crypto-monnaie inquiets. Les ordinateurs quantiques pourraient facilement rendre la sécurité des systèmes de crypto-monnaies vulnérables au piratage.

La monnaie quantique est la clé

Si les chercheurs construisent un ordinateur quantique qui surpasse les supercalculateurs classiques, en raison de l’algorithme de Shor, il pourrait briser le cryptage RSA. Il s’agit d’un système utilisé pour sécuriser la transmission de données sur Internet. De même, le schéma de signature de courbe elliptique utilisé par le Bitcoin et les autres crypto-monnaies pourrait être complètement brisé par un ordinateur quantique dès 2028.

Ces ordinateurs pourront potentiellement devenir si puissants qu’ils nécessiteront leur propre type de cryptographie, ce qui rendra obsolètes les systèmes de sécurité actuels des cryptomonnaies. C’est précisément sur cette question qu’ont travaillé les chercheurs du CNRS et de Télécom ParisTech.

En attendant, le Bitcoin a encore du temps pour réviser ses systèmes de sécurité. Crédit photo : Pixabay,
TheDigitalArtist

Ils ont pu mettre sur pied, théoriquement parlant, une monnaie quantique avec des méthodes de cryptage les plus sécurisées. La prochaine étape de l’étude sera de trouver un moyen d’intégrer des qubits à l’expérience qui permettrait la création effective d’une vraie carte de crédit quantique.

Le premier ordinateur quantique prévu dans une ou deux décennies

Construire un ordinateur quantique est extrêmement difficile. Les ordinateurs classiques utilisent des bits d’information, tels que 1 et 0. Par contre, comme dans un monde bidimensionnel, un ordinateur quantique utilise des qubits qui peuvent représenter les deux valeurs simultanément dans un large éventail de superpositions.

Ce que vous devez savoir sur les ordinateurs quantiques :

Le fait que ces qubits soient si intrinsèquement instables rend les progrès dans ce domaine moins simple. Selon le magazine américain MIT Technology Review, le Bitcoin n’a pas l’intention de réviser ses protocoles de sécurité actuels. Avec des ordinateurs classiques utilisables encore pour une ou deux décennies, les cryptographes ont le temps de reconsidérer leurs méthodes de chiffrement avant l’apparition des ordinateurs quantiques.