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Aux États-Unis, des chirurgiens esthétiques souhaitent alerter sur les dérives générées par les selfies et l’utilisation des filtres. Selon eux, ils peuvent entraîner des troubles de la personnalité.

Les selfies à l’origine de troubles psychiatriques

Les selfies permettent de contrôler l’image que l’on renvoie aux autres. Sur les réseaux sociaux, ils sont monnaie courante. Si une touche de narcissisme ne ferait de mal à personne, les filtres que l’on trouve sur Snapchat ou Instagram sont en train de générer d’importants troubles de la personnalité, notamment chez les jeunes.

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Crédit photo : Adam Birkett – Unsplash

Plus de la moitié des chirurgiens esthétiques ont déjà traité des patients qui souhaitaient être « plus beaux » lorsqu’ils se prennent en selfie. Mais, selon eux, les choses continuent d’évoluer et prennent une tournure inquiétante. Aujourd’hui, les spécialistes évoquent des troubles de la personnalité de plus en plus présents.

Snapchat dysmorphophobie

Le directeur du département de chirurgie esthétique du Boston Medical Center, le docteur Neelam Vashi, explique que les filtres génèrent des attentes irréalistes chez les patients. Ces derniers tentent de ressembler à une version « fantasmée » d’eux-mêmes. Ce trouble psychiatrique se nomme la dysmorphophobie. Un patient atteint est obsédé par des défauts qu’il s’imagine et a peur de se trouver laid. Petit à petit, il s’enferme dans une forme de névrose. Les filtres et les images retouchées sont devenus la norme. Ils ont modifié la perception de la beauté dans le monde entier.

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Crédit photo : Jernej Graj – Unsplash

En ce qui concerne les réseaux sociaux, les spécialistes parlent d’une « Snapchat dysmorphophobie ». Les personnes souhaitent alors modifier leur apparence de manière à ressembler à une version « conforme » aux normes de beauté surréalistes, et donc déformée. Dans ce type de situation, ce n’est pas une opération de chirurgie esthétique qui s’avère nécessaire. Celle-ci pourrait aggraver le trouble. Un traitement psychologique est alors préconisé par les médecins spécialistes.

Source :

CNET