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« Les Chinois ont pris le contrôle de l’IA » : Elon Musk admet la supériorité de DeepSeek face à ChatGPT

DeepSeek, une start-up chinoise, a développé un chatbot performant rivalisant avec ceux de Google et OpenAI.

Alexis Vernier Par Alexis Vernier
4 min de lecture
« Les Chinois ont pris le contrôle de l’IA » : Elon Musk admet la supériorité de DeepSeek face à ChatGPT
Illustration de la start-up chinoise DeepSeek développant un chatbot performant (création par IA, non réaliste).
EN BREF
  • DeepSeek, une start-up chinoise, a développé un chatbot performant rivalisant avec ceux de Google et OpenAI.
  • L’entreprise a utilisé seulement 2 000 puces spécialisées de Nvidia, contre 16 000 pour ses concurrents américains.
  • Le système a été créé avec environ 6 millions d’euros, soit dix fois moins que les dépenses de Meta.
  • Les restrictions commerciales américaines ont stimulé l’innovation et la créativité des chercheurs chinois.

La société chinoise DeepSeek a récemment dévoilé un système d’intelligence artificielle qui rivalise avec les chatbots de pointe développés par des géants américains tels qu’OpenAI et Google. Ce développement constitue un jalon important dans la course technologique mondiale. En effet, DeepSeek a réussi à construire un chatbot compétitif avec un nombre significativement réduit de puces informatiques spécialisées, défiant ainsi la domination des entreprises américaines qui utilisent des ressources beaucoup plus coûteuses et abondantes. Ce succès met en lumière les limites des contrôles d’exportation de puces imposés par les États-Unis dans le but de conserver leur avance technologique.

DeepSeek : une nouvelle prouesse technologique

DeepSeek, une petite start-up chinoise, a marqué les esprits en dévoilant son dernier système d’intelligence artificielle, le DeepSeek-V3, juste après Noël. Ce système est capable de rivaliser avec les chatbots les plus avancés du marché, comme ceux d’OpenAI et Google. Ce qui rend cet exploit particulièrement remarquable, c’est la manière dont DeepSeek a réussi à le réaliser. En effet, les ingénieurs de l’entreprise ont utilisé seulement environ 2 000 puces informatiques spécialisées de Nvidia, comparé aux 16 000 puces parfois requises par leurs concurrents américains. Cela démontre une utilisation ingénieuse et efficiente des ressources disponibles, tout en soulignant une certaine indépendance technologique.

Les performances du modèle DeepSeek soulèvent des questions sur les conséquences inattendues des restrictions commerciales américaines. En limitant l’accès aux puces puissantes, ces contrôles ont poussé les chercheurs chinois à innover en utilisant divers outils accessibles en ligne. Cette approche a permis à DeepSeek non seulement de créer un chatbot performant, mais aussi de le faire à moindre coût, remettant ainsi en question l’idée que seuls les plus grands noms de l’industrie technologique pouvaient se permettre de développer les systèmes d’intelligence artificielle les plus avancés.

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L’impact des restrictions commerciales

Les restrictions commerciales imposées par le gouvernement américain visent à maintenir la position dominante des États-Unis dans la course mondiale à l’intelligence artificielle. Ces mesures limitent notamment le nombre de puces puissantes pouvant être vendues à la Chine et à d’autres concurrents potentiels. Cependant, le cas de DeepSeek montre que ces restrictions peuvent avoir des effets contraires à ceux escomptés. En contraignant les chercheurs chinois à se montrer plus créatifs, ces mesures ont paradoxalement stimulé l’innovation.

DeepSeek a réussi à développer un système compétitif en utilisant des outils libres de droits disponibles sur Internet. Ce choix stratégique leur a permis de contourner les limitations imposées par le manque de puces spécialisées. Ainsi, cette situation a ouvert la voie à une nouvelle approche de l’innovation technologique, où la contrainte devient un moteur de créativité et d’efficacité. Cette dynamique pourrait bien redéfinir les règles du jeu dans le domaine de l’intelligence artificielle, en offrant de nouvelles opportunités aux acteurs moins conventionnels.

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Des économies substantielles pour des performances équivalentes

Un autre aspect frappant du succès de DeepSeek réside dans l’économie substantielle réalisée lors du développement de leur système d’intelligence artificielle. Les ingénieurs de DeepSeek ont estimé qu’ils n’avaient besoin que d’environ 6 millions d’euros en puissance de calcul brute pour construire leur nouveau système. Cela représente environ dix fois moins que les dépenses engagées par le géant technologique américain Meta pour développer sa dernière technologie d’intelligence artificielle.

Cette économie significative remet en cause l’idée que seules les grandes entreprises technologiques, principalement basées aux États-Unis, disposent des ressources nécessaires pour créer des systèmes d’intelligence artificielle de pointe. En réussissant à réduire considérablement les coûts tout en maintenant des performances comparables, DeepSeek montre qu’il est possible de rivaliser avec les leaders du secteur sans disposer d’un budget colossal. Cette réalité pourrait encourager d’autres start-ups à adopter des approches similaires, élargissant ainsi le champ des possibles dans le domaine technologique.

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Un avenir prometteur pour la technologie chinoise

Le succès de DeepSeek pourrait bien être un signe avant-coureur d’un changement dans l’équilibre des pouvoirs technologiques mondiaux. En démontrant leur capacité à innover malgré les restrictions commerciales, les ingénieurs chinois montrent qu’ils sont prêts à relever les défis et à rivaliser avec les plus grands. Cette réussite pourrait inspirer d’autres entreprises chinoises à suivre leur exemple, renforçant ainsi la position de la Chine sur la scène technologique internationale.

Alors que la compétition technologique entre les États-Unis et la Chine continue de s’intensifier, le modèle de développement de DeepSeek pourrait bien devenir une référence pour d’autres start-ups cherchant à concurrencer les géants de l’industrie. La question qui se pose désormais est de savoir comment les autres acteurs du secteur vont réagir. Les entreprises américaines ajusteront-elles leurs stratégies pour maintenir leur avance, ou verrons-nous un nombre croissant d’innovations émerger de pays traditionnellement considérés comme des suiveurs technologiques ?

Alexis Vernier

Produits, usages et culture numérique

Alexis Vernier

Alexis Vernier a préparé une thèse en physique des matériaux avant de travailler dans la médiation scientifique pour un musée. Il écrit pour TechGuru sur la science, l'intelligence artificielle, la robotique, la culture numérique et le jeu vidéo. Il ne cite une étude qu'après en avoir lu la méthode.