Chrome distingue désormais site suspect et site dangereux
Google ajoute une alerte plus discrète pour les pages trompeuses, en plus du bandeau rouge.
En bref
- Chrome affiche deux alertes distinctes, selon qu’un site est jugé dangereux ou seulement suspect.
- Les mesures valent sur ordinateur comme sur mobile.
- Gemini aide à repérer les faux antivirus, les fausses mises à jour et les arnaques ClickFix.
- La protection exige le mode « Protection renforcée » dans Chrome et sur le compte Google.
Chrome ne se contente plus de signaler les sites connus pour être malveillants : il prévient aussi lorsqu’une page est simplement jugée suspecte. Selon ZDNet France, le navigateur affiche donc deux types d’avertissements, et la protection ne s’obtient qu’avec un réglage précis.
Deux niveaux d’alerte au lieu d’un seul
Google a détaillé trois nouvelles mesures dans un article de blog publié la semaine précédant l’article de ZDNet. Elles concernent Chrome sur ordinateur et sur appareils mobiles.
Jusqu’ici, le navigateur mettait en garde contre les sites dangereux, déjà identifiés comme malveillants. Il avertit désormais aussi lorsqu’un site est considéré comme suspect. Google explique que ces alertes se distinguent par leur format, leurs icônes, leurs couleurs et leur texte, afin que l’utilisateur puisse décider vite et en confiance.
« Les avertissements relatifs aux sites suspects informent les utilisateurs lorsqu’une page présente des caractéristiques trompeuses généralement associées à des sites malveillants connus »
Rouge pour le danger, message discret pour le doute
| Type de site | Ce que Chrome affiche | Ce que vous pouvez faire |
|---|---|---|
| Dangereux | Un écran coloré en rouge, qui recommande vivement de quitter la page | Quitter la page |
| Suspect | Une alerte plus subtile, indiquant que le site ne semble pas fiable car il ressemble à des sites liés au hameçonnage, aux logiciels malveillants et aux escroqueries | Fermer le site, cliquer sur « Retourner en toute sécurité », ou le marquer comme sûr si vous en êtes certain |
Dans le second cas, un lien « En savoir plus » donne des précisions. L’utilisateur garde la possibilité de visiter le site et de s’en servir normalement.
Comment Gemini juge une page
Google classe un site comme suspect en le comparant à d’autres sites trompeurs. Gemini intervient aussi : l’IA examine le contenu, la marque représentée, l’intention du site, la réputation du domaine et d’autres facteurs pour calculer un score de probabilité d’escroquerie.

L’année précédente, Google avait intégré Gemini à Chrome contre les arnaques à l’assistance technique. La protection couvre désormais aussi les faux antivirus et les fausses mises à jour de navigateur, grâce à un modèle Gemini exécuté côté serveur, plus avancé. Il analyse le contenu de la page, la réputation du domaine et d’autres signaux avant de conclure.
Troisième mesure, contre ClickFix. Cette arnaque d’ingénierie sociale pousse à copier puis exécuter soi-même des commandes malveillantes, sous prétexte de régler un problème technique inexistant. Comme l’utilisateur effectue les gestes, les protections existantes ne la détectaient pas jusqu’à présent. Chrome repère désormais la copie de commandes suspectes, efface les données personnelles du presse-papiers avant le collage, analyse le contenu et affiche un avertissement si l’activité est jugée dangereuse.
Activer la protection, pas à pas
Ces défenses ne fonctionnent que si Chrome est utilisé en mode « Protection renforcée », le niveau le plus élevé de la Navigation sécurisée. Deux réglages sont nécessaires.
- Dans Chrome, ouvrez les Paramètres puis « Confidentialité et sécurité ». Sur ordinateur, choisissez « Sécurité » ; sur mobile, « Navigation sécurisée ». Sélectionnez ensuite « Protection renforcée ».
- Connectez-vous à la page de votre compte Google sur le Web, ouvrez « Sécurité et connexion », faites défiler jusqu’à « Navigation sécurisée améliorée », puis activez le bouton.
Google invite à activer la protection renforcée sur Chrome et sur le compte pour bénéficier en premier des dernières défenses contre le hameçonnage, les escroqueries, l’ingénierie sociale et les logiciels malveillants.
Photo : RDNE Stock project / Pexels



