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Un drone de 6 mètres de long prêt à remplacer les hélicoptères : une économie de 90 % sur les coûts en euros pour des missions aériennes plus abordables et efficaces

L’Airlift, développé par la start-up lituanienne Airvolve, vise à remplacer les hélicoptères traditionnels dans les missions militaires.

Alexis Vernier Par Alexis Vernier
4 min de lecture
Un drone de 6 mètres de long prêt à remplacer les hélicoptères : une économie de 90 % sur les coûts en euros pour des missions aériennes plus abordables et efficaces
Illustration de l'Airlift, un aéronef hybride-électrique développé par Airvolve pour remplacer les hélicoptères militaires traditionnels. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • L’Airlift, développé par la start-up lituanienne Airvolve, vise à remplacer les hélicoptères traditionnels dans les missions militaires.
  • Cet aéronef hybride-électrique est conçu pour être dix fois moins cher à exploiter que les hélicoptères actuels, tout en étant plus sûr et plus simple.
  • L’innovation majeure réside dans sa conception de rotors à axe horizontal, utilisant des matériaux modernes pour garantir efficacité et viabilité.
  • Airvolve a déjà levé des fonds significatifs pour poursuivre le développement, avec une flexibilité d’utilisation en temps de paix comme en temps de guerre.

Le développement de nouvelles technologies aériennes a souvent marqué des tournants significatifs dans le domaine militaire. Avec l’essor de la start-up Airvolve, une petite entreprise lituanienne, un nouveau type d’appareil hybride-électrique pourrait bien représenter l’avenir des missions militaires. L’objectif principal de cet appareil, baptisé Airlift, est de proposer une alternative plus économique et plus sûre aux hélicoptères traditionnels. En offrant une solution qui pourrait réduire considérablement les coûts opérationnels, Airvolve s’inscrit dans une dynamique d’innovation qui pourrait transformer le paysage aéronautique militaire.

Un hélicoptère intelligent pour une nouvelle ère

L’Airlift se distingue par sa capacité à être non seulement plus économique, mais aussi plus simple et plus sûr que les hélicoptères conventionnels. Conçu pour transporter jusqu’à 200 kg de charge utile dans un volume interne de cinq mètres cubes, il peut parcourir des distances allant jusqu’à 100 km. Ce projet, en cours de développement pour des pays comme l’Ukraine, la Grèce, la Pologne et la Lituanie, cible les forces armées à la recherche de plateformes plus abordables et résistantes.

Le PDG d’Airvolve, Donatas Gendvilas, souligne que les récents conflits et catastrophes naturelles ont mis en exergue la vulnérabilité et le coût élevé des hélicoptères. Les événements comme l’évacuation des forces ukrainiennes de Marioupol, ainsi que les incendies de forêt autour de la Méditerranée, ont montré que les hélicoptères sont souvent pris pour cible et détruits par des missiles portables bon marché. Cette situation pousse les partenaires militaires à considérer les hélicoptères comme des technologies du passé, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles innovations.

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Dix fois moins cher que les hélicoptères actuels

L’un des principaux objectifs d’Airvolve est de construire une plateforme dont les coûts opérationnels sont dix fois inférieurs à ceux des hélicoptères actuels. L’Airlift, avec sa capacité de transport de 200 kg et sa portée de 100 km, s’intègre parfaitement dans les infrastructures militaires existantes sans nécessiter de systèmes de charge spéciaux ou de formation pilote.

Une innovation majeure réside dans la conception des rotors de l’appareil. Contrairement aux rotors à axe vertical traditionnels, l’Airlift utilise une paire de rotors à axe horizontal, décrits par Gendvilas comme des « lames d’hélicoptère qui se replient comme un grand parapluie ». Cette configuration, bien que testée par Boeing dans les années 1930, avait été abandonnée à cause des limitations matérielles. Airvolve estime que les composites modernes rendent désormais ce design viable.

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Le système de propulsion sera hybride-électrique, avec des moteurs électriques actionnant les rotors, principalement alimentés par un petit moteur d’avion conventionnel. Les batteries lourdes seront évitées, seules des petites batteries seront utilisées pour le secours.

Une capacité pilotée optionnelle pour plus de flexibilité

Composée de huit membres, l’équipe d’Airvolve a déjà reçu environ 2 millions d’euros de financement de recherche de l’UE, permettant la construction de deux modèles réduits et l’atteinte du niveau de préparation technologique 5. En 2025, Airvolve a levé 825 000 euros supplémentaires lors d’un investissement initial, avec un tour de financement plus important prévu pour 2026.

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L’appareil sera capable de voler de manière autonome, mais pourra également être piloté par un humain pour les tâches de navigation de base. Cela lui confère une flexibilité pour les missions en temps de paix comme en temps de guerre.

Le transport de marchandises est la priorité, car c’est le besoin le plus courant chez les clients militaires. À l’avenir, l’Airlift pourrait soutenir des opérations telles que les missions de navette entre la terre et la mer, en fonction de la demande des partenaires.

Vers un nouvel horizon pour les missions militaires

Avec une mission claire et un design ciblé, Airvolve espère fournir un nouveau type d’aéronef tactique qui soit rapide, efficace et résilient. La vision de l’entreprise est de s’inscrire comme un acteur incontournable dans le domaine des opérations militaires, où la rapidité et la sécurité sont essentielles.

À l’heure où les technologies évoluent à une vitesse fulgurante, comment les forces armées du monde entier s’adapteront-elles à cette nouvelle ère d’innovation aéronautique ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Alexis Vernier

Produits, usages et culture numérique

Alexis Vernier

Alexis Vernier a préparé une thèse en physique des matériaux avant de travailler dans la médiation scientifique pour un musée. Il écrit pour TechGuru sur la science, l'intelligence artificielle, la robotique, la culture numérique et le jeu vidéo. Il ne cite une étude qu'après en avoir lu la méthode.