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La menace robotisée : comment le projet DROIDE de la DGA va transformer l’armée de Terre avec ces nouveaux robots terrestres ultra-performants

Le programme FURIOUS a initié le développement de robots pour soutenir les unités de combat de l’armée de Terre.

Alexis Vernier Par Alexis Vernier
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La menace robotisée : comment le projet DROIDE de la DGA va transformer l’armée de Terre avec ces nouveaux robots terrestres ultra-performants
Illustration de l'intégration de robots terrestres dans l'armée de Terre. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • Le programme FURIOUS a initié le développement de robots pour soutenir les unités de combat de l’armée de Terre.
  • Safran et Effidence ont conçu des démonstrateurs robotiques pour des missions de reconnaissance et de transport de matériel.
  • La DGA a lancé le contrat-cadre DROIDE pour accélérer l’usage des robots terrestres dans des missions variées.
  • Les avancées robotiques cherchent à améliorer la sécurité des soldats en réduisant leur exposition aux dangers.

Le développement de la robotique terrestre s’accélère en France, soutenu par des initiatives stratégiques telles que le programme FURIOUS et le récent contrat-cadre DROIDE. Ces efforts visent à renforcer les capacités de l’armée de Terre tout en minimisant les risques pour les soldats. À travers des collaborations avec des acteurs industriels majeurs comme Safran Electronics & Defense et KNDS France, la Direction générale de l’armement (DGA) met l’accent sur l’innovation technologique et l’optimisation des systèmes robotiques. Le contexte actuel souligne l’importance croissante des robots dans les opérations militaires, un domaine en pleine évolution qui pose néanmoins de nombreux défis.

Les débuts du programme FURIOUS

En 2018, la DGA a confié à un consortium mené par Safran Electronics & Defense et la PME Effidence la mission de développer des démonstrateurs robotiques pour l’armée de Terre. Cette initiative, inscrite dans le cadre du programme FURIOUS, avait pour objectif de préparer l’intégration de robots au sein des unités de combat. Trois démonstrateurs de tailles variées ont été conçus pour effectuer des tâches essentielles telles que la reconnaissance de zone, l’exploration de bâtiments et le transport de matériel. Des essais ont été réalisés au Centre d’entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB) de Sissonne, mettant à l’épreuve ces technologies en conditions réelles. Cette première phase a permis de poser les fondations d’une robotique militaire innovante, ouvrant la voie à des développements futurs.

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Le renforcement des capacités robotiques

Quatre ans après le lancement de FURIOUS, la DGA a renouvelé sa confiance en Safran Electronics & Defense en attribuant une nouvelle tranche contractuelle. Ce renouvellement marque la réussite des essais de terrain réalisés en 2021 et souligne l’importance d’optimiser l’architecture des systèmes robotiques. L’objectif est de pousser encore plus loin l’autonomisation des robots, tout en améliorant leur modularité matérielle et logicielle. La Loi de programmation militaire 2024-2030 a par ailleurs renforcé la nécessité de développer des robots capables de coopérer efficacement avec les soldats, réduisant ainsi leur exposition aux dangers. Ces avancées témoignent d’une volonté claire d’intégrer la robotique dans les opérations militaires.

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Les défis de la robotique armée

La robotique armée représente une avancée technologique cruciale, mais elle reste confrontée à des défis significatifs. Le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill, a souligné que bien que des études et démonstrateurs soient financés, la maturité de ce domaine n’égale pas encore celle des drones aériens. Les robots armés nécessitent des solutions complexes pour le déplacement et le contrôle du tir. Bien que des industriels comme KNDS France et MBDA aient proposé des solutions, l’objectif de déployer des unités robotisées armées est ambitieux et nécessite encore du temps. Cette complexité souligne la nécessité d’une approche progressive et d’une collaboration étroite entre les acteurs industriels et militaires.

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Le contrat-cadre DROIDE : une nouvelle ère

En février, la DGA a annoncé l’attribution du contrat-cadre DROIDE à Safran Electronics & Defense et KNDS France. Ce contrat, d’une durée de sept ans, vise à accélérer l’usage des robots téléopérés et à élargir leur champ d’application. L’objectif est de développer un démonstrateur robotique terrestre multimissions, capable d’augmenter les capacités des groupes de combat tout en minimisant l’exposition des soldats. Le partenariat entre Safran et KNDS France, déjà fructueux avec des produits comme le robot Centurio, promet de faire progresser les technologies clés nécessaires aux plateformes robotisées. Cette initiative marque une étape importante vers l’intégration de la robotique dans les forces terrestres.

La robotique terrestre s’impose progressivement comme un élément essentiel des opérations militaires modernes, promettant de transformer la manière dont les armées fonctionnent. Les avancées réalisées grâce aux programmes FURIOUS et DROIDE montrent un potentiel immense, mais soulèvent également des questions cruciales. Comment ces technologies seront-elles intégrées efficacement dans les opérations sans compromettre l’éthique et la sécurité des soldats ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Alexis Vernier

Produits, usages et culture numérique

Alexis Vernier

Alexis Vernier a préparé une thèse en physique des matériaux avant de travailler dans la médiation scientifique pour un musée. Il écrit pour TechGuru sur la science, l'intelligence artificielle, la robotique, la culture numérique et le jeu vidéo. Il ne cite une étude qu'après en avoir lu la méthode.