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Cette fusée française de 2025 veut humilier SpaceX : un lanceur réutilisable inédit pour prouver que l’Europe peut dominer le nouveau spatial

En 2025, l’Europe s’apprête à franchir une étape déterminante dans le domaine spatial avec le lancement d’un projet innovant de fusée réutilisable.

Alexis Vernier Par Alexis Vernier
4 min de lecture
Cette fusée française de 2025 veut humilier SpaceX : un lanceur réutilisable inédit pour prouver que l’Europe peut dominer le nouveau spatial
Illustration de la fusée FROG lors de ses essais de vol, générée par intelligence artificielle.

En bref

  • Le projet FROG vise à tester des algorithmes d’atterrissage pour les lanceurs réutilisables.
  • Collaboration entre le CNES, des universités, des industriels et des associations pour développer la fusée.
  • FROG s’inscrit dans une stratégie plus large pour renforcer la compétitivité spatiale de l’Europe.
  • Une approche agile et expérimentale pour accélérer l’innovation et éviter les freins technologiques traditionnels.

En 2025, l’Europe s’apprête à franchir une étape déterminante dans le domaine spatial avec le lancement d’un projet innovant de fusée réutilisable. Ce projet, bien que moins médiatisé que certains de ses homologues, représente une avancée significative pour le continent. En effet, l’agence spatiale européenne, en collaboration avec le CNES, développe depuis plusieurs années un prototype de fusée réutilisable, baptisé FROG. Ce programme s’inscrit dans une série d’initiatives visant à moderniser et à renforcer la compétitivité de l’Europe sur la scène spatiale mondiale.

FROG : un projet ambitieux aux ambitions claires

Le projet FROG, porté par le Centre national d’études spatiales (CNES), illustre parfaitement l’innovation européenne en matière de technologie spatiale. Bien plus qu’une simple fusée, FROG est un outil destiné à expérimenter de nouvelles méthodes de guidage, navigation et contrôle (GNC). Son objectif principal est de tester des algorithmes d’atterrissage pour les lanceurs réutilisables. Ces essais sont cruciaux, car ils permettront de recueillir des données précieuses pour l’amélioration des futurs programmes spatiaux européens.

Le nom FROG, qui signifie en anglais « grenouille », est un clin d’œil humoristique à la France, mais il cache une ambition sérieuse : celle de développer une fusée capable de réaliser plusieurs « bonds » dans l’atmosphère. Ce projet incarne une vision audacieuse pour l’avenir de l’industrie spatiale européenne. Avec une taille modeste de 3,60 mètres et un poids de 100 kg au décollage, FROG est un prototype qui, malgré sa taille réduite, peut franchir des plafonds de vol allant jusqu’à 400 mètres.

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Les essais antérieurs de FROG : un aperçu des progrès réalisés

Le développement de FROG ne date pas d’hier. Depuis 2017, le CNES travaille sur ce projet, qui a vu plusieurs versions se succéder. La première, FROG-T, mesurait 2,50 mètres et pesait 21 kg à vide. Cette itération a permis de réaliser cinq vols libres en 2020, atteignant une altitude d’environ 30 mètres. Ces essais ont été cruciaux pour valider les concepts de base et ajuster les technologies embarquées.

En 2024, FROG-H a marqué une nouvelle étape avec des tests moteurs réussis. Ce modèle plus avancé, qui sera testé en vol en 2025, est le fruit d’une collaboration entre des universités, des industriels et des associations, rassemblant ainsi un éventail d’expertises variées. Le projet FROG représente une véritable synergie entre différents acteurs du secteur spatial, renforçant ainsi l’écosystème technologique européen.

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Les implications technologiques de FROG pour l’Europe

Le projet FROG n’est pas seulement une initiative isolée. Il s’inscrit dans une stratégie plus large visant à doter l’Europe de technologies spatiales avancées et autonomes. En s’inspirant des succès de SpaceX et de sa fusée Falcon 9, l’Europe entend se doter de lanceurs capables de revenir sur Terre après leur mission, réduisant ainsi les coûts et augmentant la durabilité des missions spatiales.

Cette approche agile et expérimentale, inspirée des méthodes des startups, vise à accélérer l’innovation en évitant les freins technologiques traditionnels. Le CNES, à travers le projet FROG, cherche à explorer de nouvelles voies de développement, en permettant à des passionnés de contribuer activement à l’évolution des technologies spatiales. Ce modèle pourrait bien redéfinir la façon dont l’Europe conçoit et développe ses futurs programmes spatiaux.

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Vers un avenir spatial européen prometteur

Alors que l’année 2025 approche, les attentes autour du projet FROG et de ses essais en vol augmentent. Cette initiative pourrait bien être le précurseur d’une nouvelle ère pour l’industrie spatiale européenne, apportant avec elle des innovations technologiques et des opportunités de collaboration internationale accrues.

En défiant les conventions et en adoptant une approche flexible, le CNES ouvre la voie à des méthodes de pilotage innovantes. Cette démarche pourrait-elle inspirer d’autres domaines technologiques en Europe ? Les enseignements tirés de FROG permettront-ils de propulser l’Europe en tête des nations spatiales ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Alexis Vernier

Produits, usages et culture numérique

Alexis Vernier

Alexis Vernier a préparé une thèse en physique des matériaux avant de travailler dans la médiation scientifique pour un musée. Il écrit pour TechGuru sur la science, l'intelligence artificielle, la robotique, la culture numérique et le jeu vidéo. Il ne cite une étude qu'après en avoir lu la méthode.