SpaceXAI changera de nom pour SpaceXSI, annonce Elon Musk
Annoncé sur X le 4 octobre sans date ni détail, ce futur nom pour la branche IA de SpaceX reprend le vocabulaire imposé par Donald Trump à Washington.
La branche d’intelligence artificielle de SpaceX va changer d’étiquette : le dimanche 4 octobre, Elon Musk a promis que SpaceXAI s’appellerait bientôt SpaceXSI, les deux lettres renvoyant à « Super Intelligence ». Pour qui utilise Grok, aucune modification de produit ou de service n’a été annoncée avec ce nouveau nom, dont le calendrier reste inconnu.
En bref
- Elon Musk a promis le 4 octobre de renommer SpaceXAI en SpaceXSI, pour « Super Intelligence ».
- Aucune date ni modalité n’a été communiquée, et le nom affiché n’avait pas changé le jour de l’annonce.
- Un décret de fin septembre impose « super intelligence » aux seules agences fédérales américaines.
- Rien n’indique à ce stade un changement dans l’offre Grok pour ses utilisateurs.
Une promesse lancée sur X, sans calendrier
Tout est parti de quelques messages publiés par le patron de SpaceX sur son réseau social. Il y a d’abord écrit « No more AI », estimant que « SI » sonnait mieux. Interrogé ensuite par un internaute, il a confirmé : « Oui, nous allons faire ce changement ». Dans un autre message, cité par Clubic, il a résumé sa position d’une formule.
« SpaceX est une entreprise de super intelligence »
Elon Musk, patron de SpaceX
Sur le terrain, rien n’avait bougé le jour même. D’après Frandroid, le compte X et le site de SpaceXAI portaient encore l’ancien nom, Elon Musk n’avait fourni ni date ni précision, et l’entreprise est restée muette face aux questions de l’agence.
Derrière l’appellation SpaceXAI se cache l’ancienne xAI, conceptrice du chatbot l’assistant Grok, intégrée à SpaceX en février 2026. La division, nommée ainsi après la fusion, réunit Grok, le réseau social et les centres de données Colossus.

Comment la « super intelligence » s’est imposée à Washington
Le mot que reprend Elon Musk vient de Donald Trump, qui a fait voter ses abonnés de Truth Social pour remplacer « AI ». Les deux premiers scrutins ont désigné « superior intelligence », avec successivement 41 % et 52 % des voix ; « super intelligence » ne l’a emporté qu’au troisième tour, à 65 %. La suite s’est jouée en quelques semaines.
- À la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump annonce que les documents américains diront « super intelligence » (SI) au lieu d’intelligence artificielle.
- Un décret présidentiel impose « super intelligence » et « SI » dans les communications officielles des ministères et agences fédérales, et seulement dans l’administration fédérale.
- Le président lance une « Super Intelligence Force », présidée par Jay Clayton, directeur du renseignement national, chargée de rendre, dans un délai de 120 jours, un rapport sur ce que la technologie présente de risques et d’opportunités.
La charte de ce groupe s’engage à traiter les menaces liées à ces systèmes sans tomber dans une « surréglementation » jugée nuisible à l’innovation. Aucune annonce officielle n’associe toutefois SpaceX à cette structure.
Un terme qui promet plus que les IA actuelles
Pour les chercheurs, la superintelligence correspond à un système encore hypothétique, capable de dépasser l’humain dans presque tous les domaines. Les modèles disponibles aujourd’hui n’atteignent pas ce niveau, et l’expression divise le secteur. Le débat se tient dans un climat américain chargé, marqué par des manifestations contre les data centers, des inquiétudes pour l’emploi et une série d’incidents liés à des agents IA.
Grok face à la concurrence, ce que disent les chiffres
Fin septembre, dans une interview accordée à China Media Group, Elon Musk a admis que Grok 4.7 restait en retrait face à Claude Opus 5.5, le modèle le plus récent d’Anthropic. Il affirme en revanche que Grok Bot, son assistant agentique, double environ chaque mois, sans dire s’il parle d’utilisateurs, de requêtes ou d’autre chose.
Ces montants figurent dans les documents d’introduction en Bourse de SpaceX : le rival qui devance Grok sur les modèles est aussi un client majeur de l’infrastructure de calcul du groupe.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Brett Sayles. Licence Pexels.



