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L’échec inattendu au Sahel : cette mule robotisée « Robopex » déçoit l’armée de Terre avec ses performances en terrain hostile

Dans le cadre de l’évolution technologique militaire, l’armée de Terre a expérimenté l’utilisation des mules robotisées « ROBOPEX » au Mali.

Karen Garcia Par Karen Garcia
4 min de lecture
L’échec inattendu au Sahel : cette mule robotisée « Robopex » déçoit l’armée de Terre avec ses performances en terrain hostile
Illustration de la mule robotisée ROBOPEX en opération au Mali. Image réalisée par IA.

En bref

  • L’armée de Terre a testé les mules robotisées « ROBOPEX » au Mali, une première pour les opérations extérieures.
  • Le choix du ROBOPEX s’est fait pour des raisons de coût compétitif, malgré l’origine israélienne de certains composants.
  • Les résultats ont été mitigés, avec des limitations notamment en termes de recharge électrique et de transport sur le terrain.
  • L’expérimentation a permis de formuler des recommandations pour les futurs robots militaires, dans le cadre du programme SCORPION.

Dans le cadre de l’évolution technologique militaire, l’armée de Terre a expérimenté l’utilisation des mules robotisées « ROBOPEX » au Mali. Ce projet novateur visait à tester l’efficacité des « drones terrestres » lors d’opérations extérieures. Développé par le groupe GACI Rugged Systems en collaboration avec l’israélien Roboteam, le ROBOPEX avait été choisi par l’Agence de l’Innovation de Défense (AID) pour son coût compétitif, bien que des critiques aient été émises concernant l’origine partiellement israélienne de ses composants. Cet essai a permis de tirer des enseignements précieux sur l’intégration de la robotique dans les missions militaires, bien que les résultats aient été mitigés.

Origine et sélection du ROBOPEX

Le ROBOPEX, conçu par le groupe GACI Rugged Systems en association avec l’entreprise israélienne Roboteam, a été choisi par l’AID pour être testé sur le terrain. L’objectif était de comprendre comment de tels robots pourraient soutenir les opérations militaires. Malgré l’offre technique plus avancée de Milrem Robotics, c’est le coût compétitif de l’offre de GACI qui a fait pencher la balance. Emmanuel Chiva, directeur de l’AID, a défendu cette sélection en expliquant que le projet impliquait l’assemblage de composants israéliens en France, soulignant que cela était similaire à l’utilisation de composants d’origine chinoise pour assembler un ordinateur. Ce choix stratégique visait à expérimenter des solutions innovantes sans s’engager dans une production de masse.

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Objectifs de l’expérimentation au Mali

L’armée de Terre avait pour ambition d’utiliser le ROBOPEX pour des missions logistiques, notamment pour transporter des charges de 750 kg à une vitesse de 8 km/heure sur une durée de huit heures. Ces mules robotisées devaient assurer des liaisons entre groupes distants, offrant ainsi plus de flexibilité et de capacité logistique aux troupes sur le terrain. Cette expérimentation était une première pour l’armée française dans le cadre de ses opérations extérieures. Toutefois, l’armée a gardé le silence sur les résultats précis de cette mission, ce qui a suscité l’interrogation des observateurs et du député François Cornut-Gentille qui a demandé des précisions au ministère des Armées.

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Résultats et analyse de l’expérimentation

Les résultats des essais menés avec le ROBOPEX ont été qualifiés de mitigés par le ministère des Armées. Bien que ces robots aient démontré leur utilité pour certaines tâches, leur utilisation a révélé des limites significatives. Il s’est avéré que le tractage des mules par des véhicules de combat n’était pas recommandé, et que les besoins en recharge électrique constituaient une contrainte majeure dans un environnement déstructuré. Ces limitations étaient anticipées, car le système n’avait pas été conçu spécifiquement pour les besoins de l’armée de Terre. Toutefois, l’expérimentation a permis d’établir une liste de recommandations pour les futures évolutions du programme SCORPION, notamment en termes de performances, de transport et d’intégration avec d’autres systèmes.

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Caractéristiques Détails
Charge utile 750 kg
Vitesse 8 km/heure
Autonomie 8 heures

Perspectives et avenir des robots militaires

Malgré les résultats mitigés, l’expérimentation des ROBOPEX a permis à l’armée de tirer des enseignements précieux pour l’avenir de la robotique militaire. Ces robots ont été redistribués dans différentes unités, notamment au sein de la section robotique VULCAIN, créée en juin 2021. L’armée continue d’explorer les possibilités offertes par la robotisation pour augmenter ses capacités opérationnelles. L’établissement de recommandations pour les futurs développements du programme SCORPION montre que l’armée est déterminée à intégrer la robotique dans ses stratégies à long terme. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’innovation continue pour répondre aux défis modernes de la défense.

Alors que l’armée de Terre poursuit ses efforts pour intégrer les technologies robotiques dans ses opérations, il est crucial de se pencher sur les leçons apprises de cette expérimentation. Les avancées technologiques doivent être alignées avec les besoins stratégiques des forces armées. Avec l’évolution rapide des technologies, quelles seront les prochaines étapes pour optimiser l’utilisation des robots dans les missions militaires ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Karen Garcia

Produits, usages et culture numérique

Karen Garcia

Karen Garcia a travaillé comme cheffe de produit chez un distributeur d'accessoires mobiles avant de se consacrer à l'écriture. Elle couvre pour TechGuru la mobilité, le matériel, les objets connectés et les réseaux sociaux : smartphones, montres, casques, accessoires et usages. Elle garde ses anciens téléphones dans une boîte, étiquetés par année.