Iggy & The Stooges

Raw Power, 1973

Il est gentil Iggy, déjà parce qu’il prend le temps de nous avertir avec le titre de l’album, et surtout en restant l’un des personnages les plus fascinants de l’univers musical. Iggy incarne le rock comme personne et délivre avec les Stooges un album chaotique, dérangé, totalement nihiliste, le dernier punk en activité.

Stevie Wonder

Innervisions, 1973

J’aurais pû choisir Music of My Mind, Talking Book, Fulfillingness’ First Finale ou Songs in the Key of Life, ou peut-être aurais-je dû choisir les cinq ? Cinq albums sur lesquels Stevie Wonder montre sa palette de talents, producteur, arrangeur, compositeur, musicien. Le choix d’Innervisions ne s’explique pas, il s’écoute.

Augustus Pablo

King Tubby Meets Rockers Uptown, 1976

L’influence de cet album sur le trip hop, la dubstep, l’ambient music et même le disco ne peut et ne doit être sous-estimée. King Tubby est un véritable scientifique du son et de l’expérimentation, un scientifique dont l’art est de transformer la musique en quelque chose d’extraordinaire, l’album qui donna naissance à la dub music.


David Bowie

Low, 1977

Premier album de la fameuse trilogie Berlin, Bowie évolue dans un univers électronique minimaliste, un univers d’une certaine brutalité pourtant mené par une esthétique profondément pop. L’album parle à tout le monde, de Joy Divison à Human League, la révolution électro-pop était en marche.

Kraftwerk

Trans Europe Express, 1977

C’est vrai, quatre Allemands au look de banquiers, cela ne faisait pas forcément rêver, mais c’est bien cet esprit conventionnel qui caractérise Kraftwerk. Autobahn était le début d’une révolution musicale, tandis que Trans Europe Express, en est le point d’orgue. Toujours aujourd’hui cet album n’a pas d’équivalent, un canon artistique.

Michael Jackson

Off The Wall, 1979

Michael Jackson 2.0, c’est un peu cela Off The Wall, le premier opus d’un enfant-star devenu adulte. Ce disque n’est rien d’autre qu’une célébration de la musique pop sous toutes ses formes: disco, soul, funk, rock, tous les genres passent à la moulinette Jackson, tous avec le même brio. Alors oui je sais les albums majeurs se nomment Thriller et Bad, mais plus jamais Michael ne sonnera aussi libre que sur Off The Wall.