DJ Shadow

Endtroducing, 1996

Au milieu des années 1990, une idée persistait et elle consistait à dire qu’aucune nouvelle forme de musique pourrait être aussi révolutionnaire que lors des décennies passées. En gros la musique c’était mieux avant. Erreur. L’album de Dj Shadow fut tellement révolutionnaire qu’il entra dans le Livre des Records, premier album réalisé à partir de samples. L’album est toujours aussi frais 20 ans plus tard.

Daft Punk

Discovery, 2001

Personne, ni même les Daft Punk, n’a jamais réussi à faire un meilleur album de dance que celui-là. Discovery est énorme de A à Z, lumineux et mélancolique à la fois. Il reste surtout une base de travail incroyable pour tous ceux qui se réclament de la pop, de Kanye West à Pharrell en passant par Skrillex. Daft Punk est numéro un, mais ça vous le savez déjà.

The White Stripes

Elephant, 2003

Jack et Meg ont réinventé le rock garage, une musique brute qui allait scintiller sur leurs trois premiers albums, réinventant un son à la hauteur de leurs ambitions. Punk, blues, folk, tout y passe pour créer un ensemble des plus harmoniques, l’album d’une génération. En plus c’est la preuve que Jack White sait faire couiner une guitare.


Outkast

Speakerboxxx/The Love Below, 2003

Comme le hip hop peinait à se renouveler au milieu des années 1990, certains ont décidé de s’y coller afin de résoudre les problèmes de myopie des collègues gangsta. Andre 3000 et Big Boi ont relevé le challenge, un album en roue libre, multi-facettes, qui offrit un tas de nouveaux territoires à explorer.

Amy Winehouse

Back to Black, 2006

Ben oui, l’album a presque 10 ans, mais chers lecteurs ce n’est pas moi qui décide. En attendant la chanteuse a créé quelque chose durant la courte période durant laquelle nous avons eu la chance de l’écouter : sa voix n’avait d’égale que sa souffrance, des douleurs qui s’expriment de la meilleure des façons, avec honnêteté.

PJ Harvey

Let England Shake, 2011

Polly Jean pourrait chanter les louanges d’un aspirateur que nous serions tous transposés dans un autre monde, le sien. Une voix reconnaissable entre toutes, des mélodies écrites sans anesthésie, des textes in your face, PJ Harvey s’amuse sur cet opus à passer au vitriol le paysage sociopolitique anglais, et elle semble y prendre beaucoup de plaisir.

Et vous, quel(s) albums ajouteriez-vous à cette liste ?

Crédit photo principale : Flickr – Will Folsom